29 avril 2014

Dans la peau d'un trailer PRO

Ainsi va la vie qu'il faut définir ses objectifs avec sérieux et s'y atteler avec rigueur. J'ai dit rigueur et pas austérité, quand quelqu'un dit rigueur j'ai tout un paquet d'amis qui entend austérité alors je précise. Le sérieux c'est adapter son objectif avec sa condition physiologique de départ, sa condition physiologique d'arrivée et ses possibilités de passer de l'une à l'autre. A titre d'exemple en 2013, finir l'UTMB était un objectif adapté aux cinq semaines de préparation que j'avais à ma disposition. Je l'ai fait c'était dur mais j'y suis parvenu en perdant 10 kg en 4 semaines et en bouffant du dénivelé aussi goulûment que j'enfournais les tomates et le jambon blanc par kilos. 

Evidemment si à ce moment là j'avais été pro je me serai susurré à l'oreille, "mec, 36h c'est bien parce qu'après en ville quand un type fait: le tour du mont blanc c'est une chouette rando, il faut combien de jours pour le faire?" j'aurais pu envoyer un "dans le week end temps de trajet et douche comprise, une journée et demi sur les sentiers en étant un peu énervé" oui mais voilà je n'étais pas pro. 

Et bien je viens de passer pro, enfin je viens de me mettre dans la peau d'un trailer pro. En effet mon contrat prenant fin le jour de la clôture de l'UTMB et vu que j'ai des kilos de congés à solder je viens de décider de me consacrer à un objectif sérieux c'est à dire entrer dans le top 200 de la Courmayeur-Champex-Chamonix. Vous pouvez l'appeler par son acronyme CCC elle préfère. Ses mensurations font rêver 101km et 6100m de dénivelé positif même si ses copines l'appellent "la petite" car elle représente souvent le premier pied qu'on pose dans l'enfer de la préparation à sa grande sœur, donc "la grande" qui a des mensurations très imposantes avec 170km et 10000m de dénivelé positif. 

Si je n'étais pas pro je me serai fixé d'arriver entre la moitié et le deuxième tiers du peloton soit entre 23h et 24h de course avec la même préparation qu'en 2013 c'était tout à fait envisageable (1700 partants environ 1350 arrivants). 

Mais voilà cette année je suis pro alors je vais me fixer un objectif qui semble impossible au vu de mes 95kg du moment et mon 9'30 sous le tunnel de la Croix-Rousse (1763m). J'annonce donc un top 200 c'est à dire environ 19h.

Concrètement ça veut dire quoi ? Ça veut dire des entrainements bi-quotidien les mardis, mercredis, jeudis et vendredis avec une journée de repos les lundis et des sorties longues à très longues les samedis et dimanches.

La journée de semaine type : 
- Sortie à jeun au réveil de 40 minutes les premiers jours à une heure trente ensuite
- repas 
- sieste 
- fractionné en côte, à plat, VMA ou seuil c'est selon.

Les week end entre 50km/2000mD+ et 100km/6000mD+ en deux jours.

Passer de 95kg à 82kg pour le marathon du Mont Blanc avec un objectif de 7h10 le 29 juin, 13kg à perdre en 61 jours représente donc un déficit moyen quotidien de 2000kcal en ne tenant pas compte de la prise de masse musculaire. Enfin je devrais descendre à 76kg pour fin août avec reprise d'un à deux kilos de recharge glucidique soit 78kg le jour du départ.

Avec ça j'avais prévu d'atomiser mon ami Mitch, mais voilà son aventure s'est arrêtée là : http://www.extra-bold.net/article/comment-vie-bascule-1er-avril-du-cote-mauvaise-blague/ je courrais donc seul. Ma stratégie était simple pour le taper, Michel vomi toujours toutes ses tripes au km 50 soit dans la montée de Champex-Bovine je devais donc le passer en trombe sans un regard le laissant chancelant aux environs du ravito de Trient. Il va falloir que je fasse sans mon Mitch je le laisserai prendre sa revanche quand il le souhaitera ;) 

Tous ceux qui me connaissent vont conclure: "il abuse ce n'est ni sérieux ni raisonnable, il n'a pas et n'aura jamais le niveau" et tous ceux qui me connaissent leur répondront "Le problème c'est qu'il va le faire ce con"

12 février 2014

C'est reparti, par l'UTMB bien sur quoi de mieux pour causer !

Après deux années d’errances sur les réseaux sociaux j'ai décidé de revenir vous voir via ce blog sur lequel j'ai partagé mon amaigrissement, ma découverte du trail et de la montagne qui défile dessous. Twitter me saoule il est le réceptacle de la bêtise érigée en droit et du ricanement dressé en juge. Son seul intérêt, avoir débarrassé facebook d'une grande masse de connards, il en reste rassurez-vous. Je continuerai à gentiment alimenter mon compte twitter @Bicshow (que certain-e-s prennent pour un pseudo anonyme, lol mdr comme on dit là-bas). je continuerai en revanche à partager sur Facebook, qui est un vrai espace d'échange, ma passion de la montagne avec vous Bicshow également comme quoi c'est super anonyme comme pseudo. J'ai ouvert une page pour échanger quelques chronos entre passionnés dans le tunnel mode doux magnifique de la Croix-Rousse, une autre qui ne vit pas encore mais ça ne saurait tarder Running Tourism qui va être consacrée aux plus beaux spot de la planète à parcourir runnings aux pieds venez vous exprimer et partager vos "secret spots". Enfin et c'est pour plus tard la mise en route d'une page Free Van qui va également collecter les plus beaux spots les bons plans pour passer une ou plusieurs nuits au chaud dans son Van en s'échappant autant que possible des parcs à campings cars. Les vans faisant moins de 2m ils accèdent à tous les parkings. Surtout les plus beaux 

Je rattraperai le retard des publications notamment mon aventure sur l'UTMB tout en commentant l'actualité du Running, ça va donc être un joyeux bordel pendant quelques semaines, mais vous aimez ça bande de coquins. Et si Arthur a un poil de temps promis je refais la bannière qui date.

On commence tout de suite par les sujets qui fâchent et les nouveautés pour les inscriptions sur l'UTMB 2015 soit 8 points en 2 ans et en 3 courses ainsi qu'une expérience de montagne exigée. Comment cela est perçu par la commnuauté ? ça chauffe déjà sur Kikourou 

Durcir l'expérience requise pour s'inscrire permet d'aborder cette course en ayant vécu le trail pour éviter de tomber dans l'idiotie de l'alpinisme consumériste, qui se voit chaque été à Chamonix: faire le sommet du Mont Blanc comme première sortie en alpinisme.







Techniquement, sportivement et physiologiquement on peut se préparer correctement et comme premier trail faire l'UTMB c'est à dire sans même avoir rempli les conditions préalable des points, on peut même le faire en à peu près deux fois moins de temps que moi (soit 22h30). Mon propos ne vise pas ce versant là de cette course mais la partie un peu mythique qu'on a du mal à quantifier. En effet je considère, et je ne prétends pas parler au nom d'une majorité, que l'UTMB est LA course de montagne mythique, de part le fait qu'elle parcourt un sentier qui ne l'est pas moins en faisant le tour d'un sommet qui l'est encore plus (l'alpinisme est né dessus), du fait de la qualité de sa médiatisation et de l'attrait qu'elle suscite parmi nous. Je trouve regrettable de ne pas profiter du parcours de quelques années de découverte de cette activité de courses en courses se forgeant une expérience, des souvenirs des émotions et surtout des amis que l'on aura plaisir à voir à Chamonix, coureurs ou non, la dernière semaine d'Août. Une fois réalisé ce tour magique en course on pourra sereinement continuer sa quête d'aventure personnelle. Vouloir tout tout de suite, je trouve cela idiot, en réalité je trouve cela dommage. Ma comparaison avec l'ascension du Mont Blanc est évidente il suffit de voir se presser les meutes de débutants découvrant les crampons sur la mer de glace en été deux ou trois jours avant d'en tenter l'ascension. Je trouve également cela idiot. J'ai choisi une autre voie, je ne veux l'imposer à personne même si je défends avec passion mon choix. Je suis alpiniste, je n'ai jamais fais le Mont-Blanc j'y monterai avec mes filles quand elles seront prêtes elles auront 12 ans et 15 ans cette année après 3 et 5 années d'alpinisme à mes côtés (oui sans guide) elles gambadent sur la glace vive dans des pentes supérieures à 40 degrés parfois même sans poser le piolet par terre et sautent joyeusement au-dessus des crevasses. Elles vont tenter leur premier 4000m en juin avec une jolie approche en peaux de phoque. Nous ferons ce 4000 ensemble et dans un deux ou trois ans (peut être plus) quand elles réclameront de gravir le Mont-Blanc (moi je n'ai jamais abordé la question) je leur dirai OK on y va (par les mulets peut-être même). Voilà ma conception de l'approche de nos grands projets. Toute notre vie tourne autour de la consommation rapide de ce que nous propose la société et j'ai choisi de prendre le temps pour réaliser ce que je considère comme des grandes choses. 











25 mai 2011

Reprise du vélo, Ventoux

Le samedi de Pâques gros crapahut sur la crête des Alpilles, dimanche de Pâques j'ai fait l'ascension du Ventoux dans les nuages à pied en 2h30 en petite forme, en haut plein de cyclistes. Normal ! j'ai eu envie de le faire aussi. Problème : dernière sortie sur la route avril 2008 pour la scott 1000 bosses, mais bon avanti, reprendre le vélo par l'ascension du Ventoux, je trouve que ça a un certain charme. Le soir même, de retour à Arles (les parisiens disent EN Arles) j'ai squatté le vieux vélo de mon père 17 ans (le vélo pas mon père) 3*7 vitesses fourche en carbone quand même 10.5kg . Je suis monté le lundi en 2h15 plus un petit stop pour un coca au chalet Reynard. je l'ai fait par Bédoin dont on dit que c'est le plus dur. De toute façons il faut bien le monter ce Ventoux. La première partie dans la forêt est chiante on ne sait jamais où on est. Et le compteur qui chute, on s'accroche aux virugules, le panneau indique 9%, on se dit allez pas moins de 8km/h. 11% là on s'insulte "non mais si t'es pas capable de rouler à 7,5km/h en vélo mais monte à pied gros sac!!". Puis on sort des arbres dans un désert de pierres on voit le sommet avec sa célèbre antenne. Et là on envoie du steak, la petite barre verticale de la dizaine réapparaît fièrement sur le compteur. Un cycliste me rejoint j'ai unmaillot Rhône Alpes, lui PACA, il me dit qu'il a gagné une étape ici il y a dix ans lors du tour PACA. Qu'il a repris le vélo il y a 3 semaines, je réponds "moi, il y a deux heures". Dernier virage à droite suivie d'une énorme rampe vers la ligne, je m'arrache et le plante au sprinte. Arthur a fait un petit montage vidéo très sympa, merci. Il se moque quand même non ?

12 mai 2011

Des nouvelles de l'Everest


J'ai enfin des nouvelles de Nathalie Lamoureux qui se trouve au camp de base avancé coté Tibétain et va tenter l'Everest sans oxygène.
moi: t'es en ligne ??? donne des nouvelles Nathalie !
nathalie: je suis à 6400 metre.
moi: cool vivante donc tu tentes quand le sommet ? météo ?
Envoyé jeudi à 11:07
nathalie: oui. trop contente d'avoir fait la directe 5000 m 6400 m en 11 heures. j attends la fenetre meteo, pas avant le 17 le 17 c'est la pleine lune et la reincarnation du lama !!!!!
moi: Si ça se trouve il va se réincarner en toi au sommet de la déesse.Tu montes au camp2 après demain? à 7200?
Envoyé jeudi à 11:10
nathalie: j attends une meteo plus fiable. le 15 ou le 16 me paraissent bien pour monter à 7000. Dodo une nuit puis 7700 puis Dodo puis 8300, repos puis sommet. Pour l'instant l'everest est equipé jusqu'à 8300. y a trop de neige. personne n a fait le sommet
Envoyé jeudi à 11:14
moi: Tu redescends pas entre pour absorber l'acclimatation à l'altitude ?J'ai beaucoup pensé à toi dimanche, le LOU rugby est monté en TOP14 on a fait la fête avec l'équipe. On a carrément pris des douches au champagne. Une putain de bringue comme tu rafoles. Open bar absolu. Pierre Etienne Léonard vient sur le Grand Trail Ecrins 18 et 19 juin. On compte sur ta présence. Fais toi plaisir en faisant ce sommet, tout le monde y croit mais pense à nous, reviens nous voir surtout !!!
moi: Sur ta voie personne n 'a fait le sommet sur l'autre, la normale ça passe : "9 alpinistes sont parvenus au sommet le 5 mai dernier. La voie normale du Col Sud compte désormais plus de 3000 ascensions réussites.
On compte entre autre le sherpa Phurba Tashi, qui parvenait au sommet pour la 18ème fois, ayant également a son palmarès le Cho-Oyu cinq fois et le Manaslu. Il égale ainsi le reccord de Juanito Oiarzabal avec 24 ascensions victorieuses sur des 8000.
Le guide britannique Kenton Cool s'est offert pour sa part une 9ème ascension victorieuse."
nathalie: non je ne redesends pas. mon acclimattion s'est faite entre 4300 m et 5000. Après 5500 metre tu te detruits. Inutile de faire des aller retour à 7500. Je viens mettre en pratique des theories scientiques.
moi: tu as raison, le corps passe en néoglucogénèse je crois qu'il va chercher de l'énergie dans brulant les muscles et les organes relis au dessus y a eu des sommets par la voie normale
nathalie n'a pas reçu votre message instantané.

Deux vidéos à 8000m l'année dernière

13 avril 2011

Lyon Urban Trail 2011, grand clu classé !



Cette année encore j'ai fait le serre-file opu serre-fille du Lyon Urban Trail, le job consiste à fermer la course, accompagner encourager, soutenir, nourrir, pousser les derniers jusqu'à l'arrivée en-deça des barrières horaires, 7h pour 38km et 1700m de dénivelé positif avec 7000 marches d'escalier. Il fallait également libérer les bénévoles qui tenaient les carefours, aider les chronométreurs à mettre les groupes électrogène dans leur véhicule, bref un vrai travail. Un travail que je fais avec un plaisir renouvelé sur cette course unique au monde qui permet de sillonner Lyon comme jamais !!

Je remercie et félicite Arthur qui a réalisé cette petite vidéo, il ne marquera pas de points pour la Silver Cross car je ne mélange pas lmes activités mais la Chassi Gold Medals lui tend maintenant les bras. Quel talent ce petit !!!

3 février 2011

Retrouver un chemin


La suite de l'UTMB (ou UTMBis) fut compliquée, très compliquée. A la fois l'envie qui n'était plus là, la vie qui s'emballait, les repères qui devaient changer, puis non. Des bouleversements, des hésitations, des refus de sauter l'obstacle, les rimayes que l'on voyaient comme un trait du fond de la vallée s'avéraient bien plus compliquées à franchir que prévu. Après de longs efforts il fallut rebrousser chemin. Cette nouvelle course fut parsemée d’embûches que je n'ai pas su gérer. La forme fut là un temps, les suites positives de l'UTMB d'abord, me mentir un peu ensuite me firent tenir jusqu'à la Toussaint où, dans les Écrins, ce fut plus l'adrénaline et d'autres substances endogènes qui préservèrent l'illusion quelques temps encore.

Novembre, le dernier mois avant la SaintéLyon ne fut pas celui de la sérénité nécessaire. Choisir son objectif, s'y tenir, s'en donner les moyens, evaluer chaque geste au regard de l'objectif doit etre le fil d'Ariane vers sa victoire et ses ambitions. Je ne sus le faire, j'ai basculé du mauvais côté alors que j'avais de l'or dans les mains.

J'abordais la SaintéLyon la peur au ventre en sachant d'avance que tout cela s'écroulait sous mes pas. Après trente kilomètres et malgré le soutien des proches par moins dix degrés et avec des problèmes de tendons je dus renoncer. Sainte Catherine comme en 2008 marqua cet échec. Je ne la ferai plus, cette course est trop dure elle n'est pas faite pour moi, trop roulante, incourable en montée à cause de mes grosses fesses, incourable en descente à cause des bitumeux qui ne savent pas. Je n'irai plus. J'aiderai mes potes d'Extra sur l'orga et ce sera bien suffisant.

Décembre fut tout autant tumultueux, ne voyant pas que c'était déjà détruit je fis semblant de contenir me mentant encore une fois. J'attaquais les vacances de Noël avec la conviction que l'objectif était encore à portée de main. Je ne voyais pas la fragilité de l'édifice et profitant d'un poids très bas je fis quelques courses de ski-alpinisme sans voir que la forme n'était décidemment pas là. Janvier est toujours le mois de la relâche, les voeux se succèdent à eux mêmes, les amis oubliés d'un an réapparaissent et avec eux les kilos, 3 ou 4 en un mois, un par semaine 1000kcal en trop par jour pour un tiers en alcool.

Le 13 janvier traditionnelement je m'inscris à l'hivernale des coursières, couché à 4h du matin, le résultat fut à la hauteur, j'abandonnais après 12km et à 5km de l'arrivée. Deux abandons en un mois, j'ai abandonné seulement trois fois dans ma courte carrière de traileur et là deux coup sur coup. Le 20 janvier avec la dream team et le coach je pars sur le 23km du Raidlight Trail Trophy, la première et la seule faite tous les ans depuis mes débuts en 2007, Je sais le matin que la forme n'y est pas, je sais que ce qui fut un temps possible ne l'est plus, que ce qui se dessina en septembre est définitivement enterré. Je sais ce matin glacé de janvier (-10°C) en prenant ce départ, que tout est par terre, que tout est à refaire, à réinventer, à reconstruire. Qu'il me faudra du temps, que j'ai gaché une chance de m'élever. Je sais aussi que je ne finirai pas ce 23km. Alors j'agis, au fond, tout au fond, dans le noir, j'agis. Je suis parti gentiment avec Laurence en sachant que je basculerai sur le 13km. Changer d'objectif voilà comment s'en sortir. Je tente d'oublier les rêves d'automne pour s'accrocher à ces habitudes retrouvées, à ces gestes connus, à ces jours d'été du côté du Mont Blanc qui font rêver la planète trail et auxquels j'ai l'honneur d'etre qualifiés et la chance de participer. Je retrouve ces stragégies de courses savamment éléborées qui ne m'amèneront jamais sur un podium mais à ma victoire. Alors je m'accroche pendant 5km. Laurence me lâche dans la montée vers le sommet de la course. La haut, tout là haut, à mi-course, je fais ce qui me caractérise habituellement, j'accélère, déterminé à doubler du monde et n'accepter en aucun cas la réciproque. La course touche à sa fin je lutte sur le denier kilomètre pour me défaire des quatres coureurs devant moi. Je passe la ligne, la ligne, cette ligne blanche au sol que je n'avais pas vue depuis octobre, cette ligne qui marque l'arrivée. Cette ligne qui doit marquer une reconquète, cette ligne je m'y accroche, elle arrive en même temps que la validation de mon inscription à l'ultra trail du Mont Blanc. Cette ligne d'arrivée sera comme en 2007 ma ligne de départ.

13 octobre 2010

Hop ! Hop !


Le 2 octobre 18h30 au lendemain de mon dernier article dépressiogène ci-dessous je suis allé avec Val faire une petite course nature du côté de Sathonay, un joli petit village bien chiant, bien mort à moins de 8km de Lyon c'est quand même con d'être tombé là bas. Après avoir eu une pensée émue pour les Sathoniens qui ne sont pas prêts de Sathonièrent vu l'angoisse qui les étreint d'habiter là, on s'inscrit dans une joyeuse ambiance de kermesse africaine. C'est que la petite coursette qui réunit quand même 300 personnes à 12h de la RuninLyon a pour objet le financement de projets pour un village du Mali : Niongono. Nous avons l'honneur de partir sous le feu de Garfield Darien vice-champion d'Europe du 110m haies. on y va tambour battant dans le groupe de tête. Je sens que j'ai les meilleures jambes de ma courte et piteuse carrière d'athlète je tiens facilement le deuxième groupe dans la longue descente. Valérie (1ère féminine à ce stade) m'envoie des signaux de "Au secours t'es un grand malade de partir comme ça si tu ne ralentis pas tout de suite je demande qu'on t'enlève la garde des poissons rouges". Bon moi tu me connais bien maintenant, autant en négo je me débrouille pas mal, autant sous la menace je cède. Alors gentiment je cède. Je cède et laisse filer ce qui aurait pu être ma meilleure course. Du coup on finit tranquillement la course à l'arrière. Grosse ambiance à l'arrivée. retour maison vers 22h, pasta. Massages. Etirement. Réveil 7h pour aller courir le 10km du RuninLyon. Dans les pentes en trottinant pour rejoindre le départ nous convergeons à plusieurs milliers de coureurs croisant des pelotons de bringueurs qui plissent les yeux face au soleil titubant dans cette côte à 12%. Des probables frères de bringues, je m'en veux de ne pas être plus solidaire moi qui ait déjà vécu cela si souvent.
La place Bellecour est noire de .... monde, bon OK c'est du bon gros cliché de journaleux. Je te la refais. Place Bellecour, 8h45, village départ du RuninLyon, des coureurs partout, une animation Boddy sculpt, dossards, épingles à nourrice, bisous, bisous, serrage de pince, bisous, bisous, quoi quoi ? (t'as vu ? pas un verbe) ben oui je ne fréquente que des coureuses, les coureurs ça sent pas bon. Manifestement la météo a jeté du monde dans la rue ce matin. Enorme succès. Du coup c'est gros bordel, mais on s'en fout, l'objet de cette course est simple faire un footing avec 10 000 potes dans Lyon. Les temps de machine et la course de machin qui a peut être gagné le semi pendant que je terminai le 10km on s'en tape un peu. Mais quel pied !!! une bonne grosse fête poulaire !!

As-tu noté que la photo n'a absolument rien à voir avec la course camarade lecteur ? Oui ? c'est bien tu connais Lyon, tu as gagné le droit de venir me shooter sur RuninLyon 2011.

1 octobre 2010

UTMB Blues

Un titre en forme de provoc, mais qui reflète un état qui m'envahit depuis le retour de Chamonix. Le grand trail de l'été est un beau projet en soi, mais qu'entraîne t'il en réalité? quelle charge mentale et physique est dispersée dans l'exercice ?

Pendant trois ou quatre mois, l'obsession gagne du terrain, il conquiert une part de ma détermination chaque geste du quotidien est évalué, il sert ou il dessert l'objectif. Les vacances sont programmées en fonction des phases d'entrainement. la destination n'est pas négociable ce sera la montagne. La montagne parcourue chaque jour d'un train qui ne permet pas de partager ce moment en famille. Le fond de la cave, celui où trônent fièrement les grands crus se sent abominablement délaissé, la gastronomie abdique, les fromagers du village me montrent du doigt.


Toutes les abaques de décrue vitesse le disent je n'ai aucune chance de passer les barrières horaires sur cette course et pourtant par deux fois je finis très honorablement devant des convois de types qui me mettent allégrement 15 minutes sur dix kilomètres. Cette saison : barrière horaire sur Nivolet Revard ratée pour trois minutes, barrière passée à trente secondes sur le trail Ecrins, passée quatre minutes après mais autorisé à continuer sur le marathon chaberton (vive l'Italie!). Sur toutes ces courses je finis dans la poignée de derniers. A Chamonix je me retrouve avec des coureurs cette fois-ci sélectionnés sur critères sportifs, pourquoi finissais-je entre le milieu du classement en 2008 et le 3ème quart en cas de gros clash comme cette année après avoir évolué dans la première moitié entre Champex et Catogne ?


On peut quand même considérer que 10% du peloton n'a jamais pris la peine de choisir le bon matériel, que parmi eux la moitié se retrouve derrière moi à cause de ça. Mais ça ne suffit pas à l'expliquer non plus. Les arrêts aux ravitaillement gérés comme des pauses restaurant doivent aussi faire quelques dégâts (cette année Arnuva 3mn, Fouly 6mn, Trient 6mn permet au plus de gagner 100 places) mais n'expliquent pas ces différences.


Si le physique ne le permet pas alors c'est le mental, La détermination, la relance permanente, une agressivité contre soi même pour avancer encore. Ne pas lâcher, ne jamais lâcher. Se faire trois fois la cheville dans la descente de Trient et continuer sans ralentir n'est pas normal. Si ce n'est pas normal d'où cela vient-il ? le mental ? Ça se mesure comment le mental? Il est où le réservoir ? Comment se remplit-il? Est-il pour moi plus gros que celui des autres? Osais-je taper dedans jusqu'à la dernière goutte et pas les autres? C'est encore mystérieux, ce qui est certain c'est qu'il est vide depuis 4 semaines. Vide est le bon mot, le vide généré par la disparition brutale de ce qui m'anima pendant 4 mois du fait de sa réalisation, le vide de ce réservoir magique qu'est le mental.


Et pourtant le physique est là...


C'est quand déjà la SaintéLyon ?



2 septembre 2010

UTMB (?) 2010


Cette année c'est fête on a eu deux Courmayeur Champex Chamonix à titre personnel j'ai ajouté un C : Chateauneuf du Pape, j'ai faillit planter la barrière horaire de Chateauneuf du Pape.

Plein d'autres surprises à venir soyez attentifs.


22 juillet 2010

Col du Glacier Blanc


Cette année pour des raisons immobilières je me dois de réorienter ma préparation. Mettre de la pente dans le tartan est la nouvelle méthode. Je ne sais pas courir sur le plat ! Ça tombe bien dans la Trace des Ducs de Savoie (111km 7500mD+) il n'y en a pas cent metres enfin si un bon kilomètre mais c'est l'arrivée à Chamonix, j'improviserai sur place. Donc finit les fartlek, les fractionnés les 30"/30", le 3*8 minutes au seuil et toutes les conneries que l'on peut trouver dans Running bidule, trottinage inernational et autres tableaux excel en couleurs. Mettre de la pente dans le tartan c'est prendre des bonnes grosses pompes d'un kilo piece, un bon vieux piolet Guide de Charlet Moser un monstre des années 80 lame en acier forgé, lourd mais réputé incassable tu peux creuser ta piscine avec. C'est un baudard, une corde, des broches à glace, le gros sac voir deux si ta copine calanche. Et avanti, à l'assault des pentes eneigées des Ecrins. De l'alpinisme quoi. L'intérêt n'est pas compliqué à comprendre, on enquille 2200m de dénivelé positif en 5km, tu comprendras camarade runners qu'avec 45% de pente moyenne les parties courables ne font pas légion. Ca forge le mental, c'est dur, c'est haut, c'est beau et quand tu attaques le grand col Ferret fin Août avec le mini short Raidlight, le débardeur et le sac de 3kg tu as juste l'impression de voler, de planer. Donner l'impression à son corps que l'UTMB, c'est...plat ! Voilà la stratégie.

En ce premier week-end de Juillet c'est vers le col du Pic du Glacier Blanc que sommes parti, directement depuis le Pré de Madame Carle parce que la nuit en refuge avec les ronflements et les odeurs de pied merci bien. Mais c'est non ! Départ à quatre heure, deux heures et 750m plus haut nous passons devant le refuge vide. Nous poursuivons vers le glacier où nous prenons pied vers 8h. A la quatrième crevasse enjambées on se décide à s'encorder, ce n'est pas franchement obligatoire mais c'est quand même plus prudent. Après un petit coup de cul, la mythique Barre des Ecrins et sont frangin le Dôme apparaissent majestueux. C'est la différence avec Chamonix où n'importe quel retraité Japonais monte à 3800m ou photographie ZE montagne sans descendre du bus. Ici voir ZE montagne ça se mérite, Le Pelvoux orgueilleux domine la vallée, mais LE 4000m se cache timide au fond d'un plateau glaciaire. Vers la côte 3000m on tire plein Nord vers le Col du Glacier Blanc à 3275m. Les deniers mètres sont difficiles, on est quand même dans le dur depuis plus de 6h et les effets de l'altitude commencent à se faire sentir.


Mais ça passe, la fin à 45° se fait dans une neige qui ne porte pas on s'enfonce jusq'au genou (iso 0°C vers 4500m) la sortie est en rocher, je découvre le crampronage sur granit, ça tient pas mal. Petit casse crôute et c'est la descente sur le glacier on entre dans le flot des mourants qui descendent du Dôme. On se change au refuge du Glacier Blanc en avalant la délicieuse omelette patate fromage de Nicole. La descente est pénible car nous croisons une autoroute de conquérants du Dôme. Valérie a les quadriceps qui couinent, je la décharge de son sac. Elle retrouve son lit 14H après l'avoir quitté et sombre dans un profond sommeil. Je vais faire un peu de VTT...

18 juillet 2010

Tour du Mont Blanc


Je viens de boucler le Tour du Mont
Blanc en 4 jours, soit 166km et 9500m de dénivelé positif avec une bande de dingue, organisé par Raidlight. Le tout en 35h de course, si on enlève les pauses déjeuner on doit tourner autour des 30h. Je dois encore chers lecteurs vous narrer le désastreux trail de la dent du chat de la semaine précédente. En attendant et pour vous faire saliver, la photo symbole. Le passage vers la Tête aux Vents, soir la dernière ascension du parcours. Vous remarquerez la foulée encore alerte après 156km de course. La suite dans quelques jours.

12 juillet 2010

Marathon du Mont Blanc 2010 : Chaud !

Une semaine après le Grand Trail Ecrins me voilà de retour à Chamonix pour une épreuve fétiche le marathon du Mont Blanc qui entre dans ma préparation UTMB 2010, ce sera ma troisième participation 2007 en 8h03 sur l'ancien parcours, 2008 en 7h17. La chaleur ce samedi au retrait des dossards est écrasante. Demain l'été sera chaud. Retour au Fayet pour un footing de trente minutes en montée/descente vers une superbe cascade. les sensations sont bonnes et c'est rassuré que je vais me coucher. 6h30 rendez-vous avec Sam dans le bistrot qui est dans le sas de départ. Nous sirotons un thé et décidons de prendre le départ derrière direct depuis les banquettes en skaï. Il est 7h la température de 12°C est particulièrement élevée mais reste fraiche pour qui s'est habillé ultra light. Un première donc, 5,4,3 je me lève de ma table de bar 1, 0 c'est partiiiiiiiiii !
On court gentiment à 8km/h jusqu'à Argentière Sam n'en peut plus d'attendre et part devant. M'en fiche je gère ma course comme d'hab, un bon rythme mais sans forcer jusqu'à Argentière, récup ensuite sur le sentier qui grimpe raide. Arrivé sur la route forestière je préviens mon camarade du moment que je sors la musique et les watts parceque là c'est "bourrin" et c'est parti je reprends une grande partie de ceux qui m'ont passé sur le single.
Et je continue à envoyer dans la montée vers l'Aiguillette des Posettes. La descente est drôle, on sent que la plupart des coureurs n'ont pas l'habitude, ils s'arrêtent pour mettre les mains dès qu'il y a un tantinet de rocher. Tambourinage entre le Tour et Tré le Champs. où j'arrive à midi en ayant repris près de 300 coureurs depuis le col des Posettes. Mais il y a un hic !! alors que mon alimentation jusqu'au sommet de la course était réglé comme du papier à musique : 1 gel toutes les 30mn, une douleur du type point de côté survient à l'entame de la descente. Pour ne pas être pénalisé, je décide de stopper l'alimentation et réduire à peau de chagrin la boisson jusqu'à Tré le Champs soit pendant une heure.
Fatal error !!! j'arrive déshydraté et en hypoglycémie au ravito. je suis encore dans les temps de 2008, mais : 1 - il fait facile 5 degré de plus, 2- hypo et déshydratation, 3- je vais bientôt payer le trail Ecrins d'il y a huit jours. Si en 2008 le Mont6blanc était ZE course du mois de juin, aujourd'hui ce n'est plus la même histoire. J'attaque la montée vers la Flégère tambour battant en ne me rappellant plus très bien toutes les relances de ce parcours. Ce qui devait arriver arrivé, au bout de vingt minutes plus d'essence dans le moteur. S'en suivra 1h15 de longue souffrance à lutter contre l'envie de se coucher dans le bas-côté à l'ombre comme tant de coureurs. une centaine de coureurs me doublent ce qui n'est pas pour arranger mon moral.
Mais je tiens le choc et arrive à la Flégère avec une énergie nouvelle, je vais donc pouvoir renvoyer la sauce sur les derniers 5km et 400mD+ que j'avalerai en 1h. Je monte la dernière rampe à bloc à l'asphyxie. On voit nettement sur la photo le sprint final en apnée. Les deux coureuses en bleu qui franchissent la ligne derrière moi seront classé devant, ça m'apprendra à enlever la puce de mon dossard pour l'enfouir dans une poche.
Je m'écroule sur une civière après 7h39m37s d'effort soit 22 minutes de plus qu'en 2008, je pense raisonnablement avoir perdu 15 à 18 minutes dans ma galère de la Flégère. Je n'étais donc pas en mesure de battre mon record. Tant pis retenons la date pour 2011. En 2008 j'étais descendu en courant pour me faire les cuisses, mais là impossibles, deux bières, télécabine, glace à Chamonix, frites à l'entrecôte et repos...

22 juin 2010

Grand trail des Ecrins : Grandiose !!


Ce week end le Bicshow Trail Tour déplaçait une grande partie de la team pour le trail des Ecrins avec double objectif préparer l'UTMB 2010 et engranger 2 points pour 2011, seuls le coach et Pascalilou manquaient à l'appel pour des raisons d'orga persos.
C'est donc avec mes parents que j'accueille Cathy Dubois , Julien, Sam et Nathalie qui descend tout juste de l'Everest et craint un peu le retour en plaine à seulement 2600m.

Premier soir la diététique est assurée par ma mère, sauté de poulet au curry et reste de pintade et par mon père rosé et bière. On survit au repas et tout le monde au lit.

Mes parents nous descendent à l'Argentière pour le départ et s'occupent du service de voiturier en amenant les voitures à l'arrivée, la classe !!
On décide de partir cool à l'arrière avec Nathalie en visant pile poil la barrière horaire (bullshit) rapidement Nathalie décroche et en l'attendant au col de l'aiguille je comprends que ça va etre chaud pour elle. je lui propose de l'attendre au col de l'aiguille sauf si la barrière me met en péril. S'ensuit un parcours en crête avec vue somptueuse sur la vallée de Fressinieres, des passages escarpés, une main courante, un pont naturel, une pure beauté. Au passage je croise le célèbre photographe Rogier .
Bascule au col d'Anon, je mets les watts, je descend comme un tambour à près de 14 km/h quand on attrape la piste forestière.
La barrière décalée me laisse passer. Je suis dans le vallon du fournel. Nous sommes à la mi-course, la montée vers la Pousterle se fait vote d'autant que le vallon du fournel est magnifique. on enchaine par le tour des têtes avec la visites des trois lacs (en eau, en juin parce qu'en aout, bonjour). Descente sur Puy Saint Vincent, mes parents m'attendent au ravito et m'annoncent un retard de 20 minutes sur Samuel, il reste 9km c'est pas jouable de le reprendre. Je ne m'attarde pas et fonce sur le vallon de Narreyrou, Thibault qui trainouillait au ravito n'est plus là, tant pis j'avance, il a des jambes il reviendra.
Dans la dernière montée avant la plongée sur Vallouise, je lui conseille de partir car c'est un bon grimpeur : "vas-y je te reprends à la descente". Et ben fume !!! plus suffisamment de jambes pour le rattraper, à cause de l'effort inutile dans la descente du col d'Anon. Je passe la ligne en couinant mais heureux après 7h30 d'effort. Nathalie a pris la barrière de Puy Saint Vincent sur le coin de la figure et rejoindra le chalet en automobile.
S'ensuit une soirée bière, rosé, pasta, poulet basquaise, roblochon, tarte myrtille, donc millimétrée. Le sommeil est bon et c'est tout frais que le team, amputé de Sam qui ne le sentait pas, se retrouve sur la ligne de départ à Vallouise à 8h du matin.
Patrick Michel l'organisateur nous annonce une barrière horaire non négociable à 11h30 à 20km de course et un bon déniv. Ca va etre chaud tout le monde le sait.

Du coup, la stratégie habituelle de course d'attente au dépuis et d'accélération ensuite tombe à l'eau.
Je pars comme un tambour à 800m/h dans la première cote et attaque tout le temps grâce à Didier avec qui nous nous relayons pour faire le train jusqu'à prendre la barrière de 8 minutes seulement. Elle fera du dégat !! sans compter la petite averse de neige à 1800m (un 20 juin ?!?).
Sur le trajet je croise Julien qui abandonne avec une douleur tendineuse. Triste !

La montée vers le col de Vallouise est aussi belle que glaciale, donc somptueuses des fleurs blanche en telle quantité qu'on aurait pu croire à de la neige, mais elle arrive la bougresse c'est donc avec de gros névés que nous basculons pour 1450m de descente. Je descend cool et reprends trois ou quatre.

Puis le ravito et enfin le fond de la vallée et la longue descente (façon de parler) vers Vallouise et l'arrivée tant espérée. Didier me reprends et c'est avec lui que nous rentrons au train vers ce beau village, nous accélérons et passons la ligne d'arrivée à bloc main dans la main !!

Que de souvenirs !!! Cathy fait deuxième, Nathalie est plantée à la barrière horaire, une spécialité en quelques sortes. Quand moi je signe ma meilleure perf en trail !!!

Le bilan est bon d'autant que c'est à ce jour, et pour moi, le plus beau trail jamais couru.

A l'année prochaine !!

Grand trail des Ecrins, Ce qui fâche !!


Je vais tout de suite commencer parce qui fache comme ça on y revient plus et Patrick si tu me lis tiens en compte s'il te plait.
Annoncer 1700mD+ alors que c'est très probablement 2400mD+ le premier jour et 1900mD+ le deuxième alors que c'est 2300mD+ c'est n'importe quoi d'autant que j'avais posté sur le facebook de l'orga les dénivelés calculés par memory map certes trop généreux mais j'avais pointé et démontré l'erreur de calcul 15 jours avant la course. Je pense qu'annoncer 2400 et 2300 aurait fait déplacer plus de monde. C'est qu'on va pas se faire chier à traverser les alpes en bagnole pour faire seulement 1700mD+ en 44 bornes pour ça on reste dans le jura !!

Mettre la course le jour de la fête des pères peut aussi couper du gros du peloton qui court à la cool, on plante un nombre énorme de week end toute l'année que là, et encore pire pour la fête des mères, on est coincé on peut pas moufter. La mettre le jour du TTN coupe de l'élite... en gros faut choisir le public souhaité ! moi je savais même pas que c'était la fête des pères alors que j'ai deux filles et que j'étais avec mon père !

Et alors le meilleur : les barrières horaires, du grand n'importe quoi le premier jour on les découvre au moment du départ seules celles de la deuxième étape étaient annoncées. La classe. Et vous savez quoi ? ils les décalent sans prévenir les signaleurs, ce qui fait que je balance une descente en trombe du col d'Anon, alors que j'avais prévu une première étape cool, pour rater la barrière horaire de 2 minutes, mais non je découvre sur place que c'est décalé d'une heure... j'en profite mais fuck ! quand même !

Le deuxième jour la barrière non négociable est à 11h30 à un endroit qui mériterait 12h30 pour laisser passer ceux qui peuvent passer et ne bloquer que les coureurs à la ramasse ou trop lent pour aller au bout dans des temps raisonnables j'ai doublé un grand nombre de coureurs en très bon état qui ne sont pas passé alors qu'ils pouvaient raisonnablement aller au bout sans hypothéquer la soirée des bénévoles. Bref du beau gachis !!

Alors l'année prochaine, des barrières très larges le premier jour, les coureurs pouvant arriver très tard puisque il y a une soirée , je me propose même de relayer les bénévoles qui craquent ou alors décider d'une barrière à l'arrivée ou tous ceux qui arrivent après 9h de course sont tous crédités de 10h et basta ! ça libère les chronometreurs

Le deuxième jour on part beaucoup trop tard en partant à 7h (voir 6h30) et en laissant la barrière à 11h30 on laisse passer tous ceux qui le méritent.

Ils ont créé de la frustration en arrêtant plus de coureurs que sur le marathon du Mont Blanc qui compte 1500 partants (ici env 130).



31 mai 2010

Si toi aussi t'as du mollet

S'il s'en trouve un ou deux qui n'aurait pas trop peur de me défier sur une course de côte, rendez-vous le 6 juin à partir de 11h place Saint Jean à Lyon. Le jeu est très simple à l'aide d'un Velo'V (22kg) envoyer du lourd, du gros, du cataclysmique dré dans l'pentu jusqu'en haut.

En effet à l'occasion du 5ème anniversaire de Velo'V le vélo Lyonnais en libre service qui inspira Velib un méga super défi est organisé. Il s'agit de grimper en Velo'V à la pédale de la place St Jean à la Basilique de Fourvière. Des cadeaux à chaque participant.

Il y aura également plein d'autres manifestations. Les infos et inscriptions sont dispo ICI sur le site de SOYONSGONFLES.COM

Mais bon j'me fais pas trop d'illusion, maintenant que j'ai annoncé ma venue ça va se dégonfler à tout va.


10 mai 2010

Le trail des Passe Montagnes : ça passe

Dimanche dernier vers Voglans après le Trail du Nivolet Revard (Voglans est une province du Vietnam du nord qui se caractérise par une grande humidité de la pluie permanente et de la boue partout) je croisais Yann Noury dit Yanskov qui faisait l'homme sandwich pour son trail des Passe Montagnes. Vu que je venais de me faire mettre (hors course, off course) lamentablement, je décidais de transformer ma gentille sortie du dimanche 9 mai en turie organisée et m'inscrivais ni une ni deux directement auprès du champion.

Bien m'en a pris. Le 2 mai matin de la course 91kg, le 9 mai matin de l'autre course, 88,3 kg. Tu constateras ami lecteur que le Bicshow a fait un petit effort alimentaire pour sauver en 5 jours ce qui pouvait l'etre encore ! C'est donc léger que je me pointe à Albigny sur Saône commune bourgeoise et encore endormie de l'ouest Lyonnais.

Plein de connaissances au départ de kikous partout, le coach, Yann n'est pas là mais normal faut ben qu'y en ai qui bossent !!

Au départ je traine un peu devant la ligne avec le coach, Laurence et Cathy, des fans viennent me saluer ou déchirer leurs vêtement c'est selon. Je vais rapidement rejoindre ma place derrière sinon je risque de partir comme un tambour et me ruiner en tentant de suivre les furets de devant.

Je pars donc tranquilou, au passage au sommet du Mont Thou je vois Yann et discute quelques instants avec lui avant d'attaquer sévère dans la descente, je reprends plein de monde. Puis un petit coup de moins bien. Je décide alors d'être rigoureux sur la prise des gels et je contrôle. La conclusion s'impose rapidement : 11mn après la prise ça commence à aller bien, 16mn après la prise je suis sur un tapis volant 30mn après la prise ça décroit pour s'arreter 35mn après la prise. Donc il faut en prendre un toutes les 20mn. Du coup ça va super bien et vers le km15 j'attaque la reconquète.

Dans la descente du Mont Thou je double 9 personnes et met 14mn en 6km aux deux premiers doublés.

Je finis au taquet en double encore un à 100m de la ligne. j'arrive dans la salle sous les applaudissements. ouaih ! ouaih ! merci, je me retourne ah ben non ce n'est pas pour moi c'est le podium !!

J'avais un autre défi dans cette course: pour que je puisse accompagner ma fille voir Dragons en 3D au cinéma de quartier de la Croix-Rousse je devais courir en moins de 3h30 pari gagné 3h29m07s comme quoi avec un objectif facile à comprendre c'est pas compliqué.

4 mai 2010

Grand Jeu : trouve la bonne version

Ci-dessous, trois versions de la même course, à toi de trouver la bonne !

Le vainqueur gagne un séjour dans les Ecrins les 19 et 20 juin à l'occasion du trail des Ecrins.

Choix N°1 : Nivolet Revard, erreur de stratégie

Ce matin, c'est le grand jour, lever à 4h15, repas millimetré, puis c'est la route pour Voglans, hydration optimale. Aujourd'hui la coursette c'est le Nivolet Revard, 49km et 2600mD+. Le temps est pourri tant mieux, je suis un dur à cuire, c'est même pas encore assez dur. les marathoniens vont couiner, les bichettes ! va y avoir de la casse, j'aime le gout du sang.
Arrivée sur place, le bonheur : des trombes d'eau, vous allez pleurer et retourner faire du 10km dans la plaine !!! La stratégie est simple partir tranquille derrière jusqu'à la Croix du Nivolet puis envoyer du lour sur la crête et dans toutes les descentes. Vous avez déjà vu un pistard en descente dans la boue ? j'vais les enrhumer, ça va couiner grâve !!!
C'est donc la stratégie de la pêche au gros, laisser filer la ligne et tac !! on reprend tout pour choper le poisson. Je monte cool derrière, en plus je ne suis pas géné par les bouchons. Tant mieux. Arrivée sous la Croix je range les bâtons dans le sac en deux temps trois mouvements grace au tuning spécial Bicshow du sac Eider. Attaque les echelles et envoie la patate. Ca paie je ratrappe du monde envoie du lourd double, double encore. Ca va pas mal !! et PAF !!!! la barrière horaire qui me tombe sur le coin de la gueule pour trois minutes. Mais c'est pas vrai !! y a erreur de la direction de course ? Qu'est ce qu'ils ont foutu au stand ? z'auraient pu me prévenir ! Comment peut-on entraver une telle chevauchée, la remontée fantastique. Tentative de négo, plus de balisage c'est mort !!! Erreur de stratégie fatale, faut que je travaille la stratégie !

Choix 2 : Le nivolet Revard, j'ai fait le crevard

Nivolet Revard, 49km 2600mD+, un beau morceau, la deuxième manche (pour moi) du championnat de France de trail. J'ai une petit envie d'être classé comme ça pour le fun !! le profil ressemble à une énorme bosse, on monte sur la coix ensuite plateau et descente, c'est pas très compliqué à comprendre. On co-voiture avec Tophenbave et Ratatouille (qui a un très bel avenir sur trail soit dit en passant). Sur place je retrouve tous les copains. Je suis un peu venu pour tester le matos UTMB surtout celui de pluie. Du coupje décide de partir Gore Tex en haut et en bas. On part pour monter dans le village, immédiatement je me rends compte que ça ne va pas, comme si je trainais un sac de 25kg de pommes de terre. C'est comme ça, je me fait une raison et après une pause pipi je suis dernier. Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas de serre-file. Tant pis. Seul je tente de relancer sur les portions plates, impossible, même là je n'arrive pas à courir. Faut dire que sur la balance j'étais lourd très lourd ce matin !!! ça grimpe sévère. J'arrive au ravito avec 25 minutes de retard sur mon prévisionnel. Ok c'est bon je fais un rapide calcul pour m'apercevoir que je ne pourrai pas aller bien loin d'autant qu'il y a une barrière horaire à La Feclaz qu'il reste plus de 1000m de D+ en 2h30. Ca me parait compromis. Comme la Croix pointe fierement son nez là haut je décide de pousser jusqu'à la Feclaz. Au passage du col je croise des coureurs qui envoient bien dans la descente. Un bénévole voyant ma décrépitude me propose de raccourcir (d'une bonne heure quand même) je décline plus par envie de monter sur cette foutue croix que par esprit chevalresque de ne pas tricher puisque je n'ai à ce moment là plus du tout l'impression d'être en course. S'il n'y avait pas eu ce joli passage à la Croix du Nivolet j'aurais volontier accepté pour pouvoir rallier l'arrivée entouré de coureurs, profiter des ravitos et du balisage en demandant à l'orga de ne pas me classer une fois passée la ligne. Mais cette Croix je la veux. Le sentier en balcon descend dans la boue, c'est très glissant je pense à mon genou et y vais mollo. Et puis la santé revient juste avant d'aborder le magnifique passage des echelles, sentier aérien qui flirte avec la via ferrata. Une fois au sommet je me dit que puisque j'ai des jambes je vais tenter la barrière horaire à 13h à la Feclaz. les bâtons bien accrochés sur le sac, je relance dès que je peux et je reprends plaisir à courir en montagne, le mental est bon. Dans la descente je me fait reprendre par le serre-file qui me dit qu'il est parti avec deux heures de retard. je double des coureurs qui ne vont vraiment pas bien. Je vois au loin un coureur plus en forme, j'en fait mon point de mire, je relance même dans les faux plats montant. Mais l'effort sera vain nous ratons la barrière horaire de 3 minutes. c'est dommage les jambes étaient revenues. Je ne regrette rien, la descente finale dans ces conditions aurait pu etre dangereuse pour mon genou. Je retrouve MamanPat dans la voiture balais nous rallions le départ (l'arrivée ?) à 60km/h en rigolant bien. Ratatouille fait troisième femme sur le 22km. Nous avons passé un bon moment, Dawa Sherpa est venu s'installer en face de moi pour déjeuner (une très bonne tartiflette) j'ai quand même fait une belle sortie avec 2000mD+ c'est l'essentiel. Dommage j'ai mal à la cheville va falloir prendre des mesures draconiennes.