26 février 2009

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Ne vous y méprenez pas ce n'est pas d'un cours d'histoire dont il s'agit mais d'une torture fort appréciée chez les sado-maso psychopathes pratiquant la course à pied. Le coach a monté sa petite entreprise de torture la Coach Academy. On n'y entre pas comme ça, c'est un peu comme chez Maddof faut être co-opté. Les critères sont un peu les mêmes que pour le BackSide Running Team mais en négatif, rappelez-vous juin 2007, le coach entre brillamment dans le BackSide en plantant lamentablement le Pilatrail. Et bien pour moi c'est pareil, je savais bien que la Coach Academy sévissaient dans Lyon depuis quelques semaines, mais je ne répondais pas aux critères. Et puis miracle ! Ma prestation au Raidlight Trail Trophy qui me place dans la première moitié me fait accéder au Saint Graal, le coach m'invite à une séance de torture de la Coach Academy dans les escaliers de Fourvière. Rendez-vous devant la passerelle de l'homme de la Rôche. On se chauffe par une première montée à Fourvière tranquille et après c'est parti trente secondes à courir à fond dans les escaliers version montée puis trente secondes cool (mais quand même en montant). Deux tours comme ça puis un autre en 15/15 alors là c'est encore plus violent, agonisé que j'étais, crise d'asthme, étouffement, crachottage bref une bonne séance de torture. On se finit à 15km/h dans la descente de l'observance. Ouf ! Ça fait du bien quand ça fait mal. Là ça a fait beaucoup de bien.


23 février 2009

Une dernière place non-méritée

Encore trois premières mondiales ce week end du premier février. Ma première participation à un cross, discipline ou brilla mon épouse au siècle dernier. Ma première licence, ça y est enfin je donne mon dossier tout bien rempli au président de l'ASVEL Athlé. Ma première dernière place, parce que cet idiot de chronométreur ne m'a pas cru lorsque je lui ai dit qu'il y avait encore quelqu'un derrière, c'est surtout qu'il y avait une course toutes les trente minutes et qu'il ne s'imaginait pas une seconde qu'il fallait laisser tourner le chrono plus de trente minutes sur un cross de 5,1km.

Un cross c'est un peu comme un trail car on court dans la boue sauf que trail c'est dans les chemins, un cross c'est un peu n'importe où. Sur un trail l'inscription est chère, voir très chère. Là c'est gratuit. Sur un trail si t'es premier ou bien largué derrière, il faut faire un peu gaffe au parcours, là tu cours entre deux rangées de rubalises il est impossible de se perdre. Sur un trail il y a des cadeaux là rien. Sur un trail il y a des solos, là plein de clubs, chacun a planté sa tente pour se changer c'est convivial on a l'impression de faire partie de la famille. Enfin sur un trail on court tranquille parce que là même les poussines taquinent le 20km/h. Ouh la la...
Petite forme ce matin, la cheftaine (Kty fait des photos). On s'aligne au départ, ils partent comme des balles et je suis rapidement avant-dernier. Je conserverais cette position jusqu'à l'arrivée malheureusement le chrono ne prendra pas le vrai dernier. Ce sport n'est pas pour moi.

Rappelez vous le Raidlight Trail Trophy de 2007, ma première course à pied où je finis avant dernier une seconde devant un gars que je ne connaissais pas et que je n'ai jamais vu nul part, le sort m'avait donné une petite note de fierté en déclassant ce gars derrière moi. Et bien il s'est vengé, le salaud car tout se paie un jour... Coquin de sort !

22 février 2009

Première mondiale Bicshow dans les premiers

Après une SaintéLyon qui s'est très mal terminée, voir plus bas, je partais pour un mois sans dossard. Sans dossard pas pas sans entrainement. La quinzaine de Noël fut autant chargée en kilomètres qu'en vins fins et autant pourvue de dénivelé que de foie gras. Le bilan ne fut pas mauvais du point de vue sportif, mais catastrophique sur la balance avec une prise de 3 kg.

La programmation de Janvier fut donc fournie avec la coursière des hauts du Lyonnais 15km et 500mD+, le Raidlight Trail Trophy, mon pélerinage à moi, avec 11km et 400mD+ et enfin l'apothéose avec le cross de la Feyssine et ses 5,1km. Vous l'aurez sans doute compris en janvier c'est bien la vitesse qui constitue l'ouvrage posé sur le métier.

L'objectif est donc de gagner un petit km/h sur une VMA (estimée à 15 mais mesurée à 14 après le RTT) faiblarde et de tourner aux environs de 10km/h sur trail court. L'objectif n'est que partiellement atteint. A la coursière sur environ 200 coureurs je doit faire environ 150ème avec 9,1 km/h les sensations n'ont jamais été au rendez-vous même si cette vitesse constitue un première.

Pour le RTT j'ai mis les petits plats dans les grands, la neige fraichement tombée allait rendre la course très technique et donc favoriser les bourrins dans mon genre. La veille je fouille dans mon stock d'endurance mag et tombe sur un numéro de l'année dernière « soignez l'échauffement » . J'applique à la lettre. Lever 5h pour un départ à 9h40, ré-hydratation puis sortie sur la dalle du gros cailloux pour un réveil musculaire tranquille tout pile comme indiqué dans la bible du trail. Retour au bercail vers 6h petit dej avec gatosport et quelques pates. Sur place vu la couche de neige je me rends compte que ça va bouchonner sévère (nous sommes 700 au départ 200 sur le 11k et 500 sur le 22k). Je comprends donc qu'il faudra partir devant. Une fois échauffé je me lance avec le départ du 42k (1ère épreuve du championnat de France) pour prendre la mesure du rythme. Ça va le faire. Je fais le malin en trainant trottinant devant la ligne jusqu'à ce que contraint et forcé j'aille m'y placer en 2ème rideau. Je suis équipé léger, un gilet sans manche avec un bidon de 20cl dans la poche, corsaire et booster en bas.

Briefing de 30s par Alexandra et feu. Ca part effectivement très vite, je m'accroche mais bon 15km/h sur la glace ça ne dure pas bien longtemps. Mais la stratégie marche pas mal, je suis effectivement dans le groupe de tête à l'attaque du single qui grimpe vers les bois et Saint Régis du Coin. Forcément dans la première côte ça double pas mal. La neige est plutôt profonde et on cherche en permanence des meilleurs appuis sur les bas cotés. Je me fais doubler ce qui est plus normal vu que je suis parti trop vite et que les meilleurs sont derrières mais vu le terrain ils sont quand même bien coincés. Dans les descentes je refais mon retard avec quelques belles gamelles. Arrive Saint Regis le Coin, je refais 20cl d'eau dans mini-bidon. A partir de là le peloton s'est allégé de 500 coureurs on est plus à l'aise pour prendre son allure, mais les bons coincés derrière aussi fatalement. Je me fais remonter par une ou deux personnes, je croise Yayoun deux ou trois fois, puis au sommet de la dernière bosse, je décide d'envoyer la gomme. Je double un peu reviens sur Yayoun je déborde à droite et la double en passant dans une congère jusqu'à mi-cuisse. Arrive la route je vois à 100m devant un groupe d'une dizaine, je décide de revenir dessus avant l'arrivée. La route est gelée mais c'est toujours mieux qu'avant. Une nana me passe. J'essaie de mettre tout ce qui reste dans la machine mais tout le monde fait la même chose et le niveau présent a l'air pas mal élevé ce qui est inhabituel pour moi sur ce genre de course. Je repasse la coureuse qui venait de me doubler une autre et c'est l'arrivée. 1H19 pour 11km soit plus de 8km/h sur ce genre de terrain pour moi c'est vraiment une grosse perf. Je finis 56ème sur 200 partants et 180 classés. Pour la première fois de ma carrière dans la première moitié voir dans le premier tiers.

Valérie s'en sort super bien à la 109ème place, elle a souffert d'un mauvais placement sur la ligne et donc des bouchons et d'une grosse crève la semaine d'avant. Bilan très positif en attendant le cross de la Feyssine qui doit clore l'épisode vitesse.

16 janvier 2009

UTMB : Un coup du sort au tirage !

Terrible coup du sort ! Près de 5000 traileurs un peu fous, un peu fortunés, un peu disponibles s'étaient résignés à mettre leur objectif de la saison dans une balote à partir du 17 décembre. La balote fut introduite dans une gigantesque boule avec des milliers d'autres en attendant le cruel tirage. Pendant 3 semaines l'angoisse montait. Serais-je tiré au sort ? Certains as de la politique avaient même pris le pari que, recalés en 2009, il seraient prioritaires en 2010 puisqu'ils étaient bien décidés à y participer pour fêter la première dizaine du 21ème siècle.

Hélas le sort fut beaucoup plus cruel qu'attendu. En effet alors que 2500 dossards étaient disponibles sur le grand parcours seuls (sic) 2450 coureurs ont tenté leur chance au tirage !!!! Tirage qui n'aura donc pas lieu. Chers amis, pour moi comme pour les autres vient donc maintenant l'heure du grattage. Gratter les mètres de dénivelés, gratter quelques réducs sur l'équipement pendant les soldes, gratter quelques heures d'entrainement supplémentaires à nos vies déjà bien remplies, gratter quelques kilos superflus qu'on ne trimbalera pas pendant 166km et 9500m de dénivelé, gratter quelques secondes sur notre prochain 10km plat, gratter un petit km/h sur notre VMA qui ne sera jamais celle de Kilian. Gratter encore, gratter toujours, gratter tous les petites aspérités qui peuvent se transformer en gigantesque montagne et nous barrer le GR fin août.

Si toutefois la frustration de ne pas participer à un jeu de hasard n'est toujours pas passée, faites comme moi tentez votre chance pour gagner un dossard pour le trail Drôme sur http://www.endurance-mag.com en plus c'est à tiroir, une fois gagné le dossard par tirage au sort, une fois la ligne d'arrivée franchie vous serez tiré au sort pour l'ultra trail du Toubkal 100km 6500mD+ avec le billet d'avion et l'hébergement. Ca y est je sens dèjà le démon du jeu vous ronger.

16 décembre 2008

Autrans Festival, Festi'trail

C'est ce que l'on appelle généralement un week end contrasté.
Nous arrivons en famille le vendredi soir, directement sur le village olympique pour le festival du film de montagne. Nous voyons d'abord un film sur Joé Garcia qui tente les 14 huit milles puis le film de l'UTMB avant lequel j'ai plaisir à discuter avec Mme Poletti. Les filles s'endorment nous ne verrons donc pas le film sur Patrick Berrault, c'est dommage. Nous intégrons une magnifique maison d'hotes coin cheminée tout est bio et fait maison, piscine intérieure sauna, le repos le vrai.




Le lendemain ça se gate, je suis inscrit au festi'trail 18km 500mD+ dans 20 cm à 40 cm de poudreuse. 38 inscrits, des habitués peu de nouilles dans mon genre. Le parcours est tout en faux plat, exactement ce qu'il ne me faut pas. Ca part fort, je m'accroche tantôt en dernière tantôt en avant dernière position. je souffre beaucoup, ne trouve jamais la bonne cadence, la musique qui habituellement me pousse, ici m'insupporte. Je me tords la cheville gauche sur une pierre que dissimulait la neige. Je n'arrive pas vraiement à envoyer du gros en descente, dérape dans les virages, c'est d'ailleurs assez drôle ça prendre des virages en glisse, j'avais essayé en voiture, en kart, en VTT, en bi-cross, en ski, en skate, en surf mais jamais en courant... ça le fait pas mal. Je suis très fatigué, très las... dans une des dernières montées je suis avant dernier, je recolle à une jeune femme devant moi, je suis dans ses roues, elle faiblit un instant je passe et à la bascule, je donne tout dans la descente. Après ça je m'accroche elle décroche sur la dernière et font la route ensemble, j'essaie d'accentuer mon avance, j'en chie grâve. La fin est un calvaire, je m'écroule limite malaise derrière la ligne relevé par mes kikous et Valérie, -10°C pour courir c'est quand même pas chaud, on me bichonne et ça passe, surtout à la Croziflette qui suivra.
C'est là que je perds la SaintéLyon, le truc qu'il ne fallait pas faire...
Après une bonne soirée en festival OFF "les bobines de l'extrème" et une bonne nuit on va tous se mettre au skating le lendemain. Un bon week-end en famille malgré une course foirée... foirée dans les sensations je sors quand ma meilleure vitesse/distance longue (7.62km/h) et un très bon %age par rapport au premier (152%).

7 décembre 2008

SaintéLyon : OUILLE !!!


La semaine dernière (le récit arrivera plus tard en images) un coup de semonce porté par un corps par trop sollicité m'avait alerté. Une grosse torsion de la cheville gauche vers l'intérieur jusqu'à la douleur aurait dû elle aussi m'alerter. Mais bon j'y serai quand même allé.

J'y suis donc allé. La SaintéLyon c'est en décembre, c'est dans la boue, c'est dans la nuit, c'est près de 70km, c'est usant (car trop roulant pour moi), c'est bon, c'est 9000 gars et filles dans une halle de Parc Expo grouillante et excitante comme j'aime. Parc Expo qui accueillait la semaine précédente autant de tête de bétail et donc un petit fumet tout Stéphanois flottait dans l'air. Des bénévoles partout, des services en veux-tu en voilà ? les sacs, les ravitos, les navettes, le repas vachement bon, les soins de kiné, d'osthéo, douches chaudes, un animateur de folie qui fait quand même 20h-12h non stop, la possibilité d'acheter tout ce qu'on a oublié chez les partenaires: Running Conseil, Booster, Nike (faut être con pour oublier ses pompes quand même !), fénioux (c'est pas Bocuse mais ça booste bien) et j'en oublie surement. Bref une orga impec. Je mettrai un tout petit bémol cependant, sur le suivi live imbittable, inopérant et totalement amateur, tu veux voir un bout de truc vidéo paie d'abord 5 euros après on voit éventuellement si on t'aperçoit sur une vidéo. Malgré cette presta de suivi chrono risible par rapport au trail des aiguilles rouges ou de l'UTMB, on voit tout de suite qu'on est sur une grande course rien n'est laissé au hasard, ici tu ne mourras pas seul dans la montagne, éventuellement écrasé par un relayeur pressé voir en prenant une petite séance d'électro-stim dans les clôtures électriques mais tu seras rappatrié impec. D'ailleurs pendant qu'on bullait dans des duvets en attendant le départ on faisait un le point sur les autres grandes courses, UTMB, marathon du mont blanc, Eco trail de Paris on se disait que partout le kilomètre était à un euro : ecotrail 80km 80 euros, marathon du Mont Blanc 42km 50 euros, CCC 98km 95 euros, UTMB 166km 145 euros. Et bien ici non ! le km est à 50 centimes. En gros la SainteLyon c'est 100% de plaisir à 50% du prix, les soldes avant l'heure, le père noël dans le Camel.

Le départ est magique, une foule énorme, ça part en ville pour un petit circuit bitume de 6km à peu près plat avant d'attaquer les côtes. J'avais comme stratégie de course :
- partir au milieu du peloton
- 6km de plat à 10km/h histoire de se chauffer
- La montée jusqu'à Moreau à la cool (km 22)
- Démarrage de la vraie course avec posage de mine dans chaque descente.
- A partir de Beaunant allure 10km 5'30 au kilo.

Malgré un manque total de sensation, une fatigue importante, un rhume, une forte douleur au tendon d'achille à droite, mon sésamoïde nécrosé qui se rappelle à moi à chaque pose du pied droit et une grosse douleur à l'avant pied gauche quasi à chaque foulée, j'étais pas trop mal à Moreau puisque je passe 6 minutes avant mon plan de marche (3h prévu). Je n'avais pas encore commencé à envoyer du gros, j'étais sur le mode promenade plus. J'ai voulu attaquer dans la descente (la spécialité du Bicshow quand même) et là ouille! aie! ouch! hi! ha! ho! grr! à chaque fois que je posais le pied gauche.
Je me suis rappelé que samedi j'avais fait une grosse torsion de la cheville jusqu'à la douleur. (voir plus haut) Et puis plus rien. Sauf que dans les petites descentes avant Moreau elle repartait cette foutue cheville mais pas plus que ça.

Alors, une lente agonie a commencé pour s'achever à Ste Catherine, pendant 2 ou 3 bornes j'ai réussi à tenir mon rang ne laissant passer que les relayeurs. Mais quelques minutes plus tard l'enfer a démarré et un flot de coureurs solo s'est déversé sur le râble du Bicshow. N'en pouvant mais je passe un coup de fil à Michel (l'organisateur) pour lui annoncer la triste nouvelle: j'abandone.

On m'a gentiment accueilli et soigné à Ste Catherine, retour en bus, douche, accueil de Cathy qui fait 2ème, pâtes et retour au lit. Je suis désolé j'aurais beaucoup voulu partager mon St Félicien à l'arrivée avec tous les kikous, mais ni le coeur ni le corps n'y était.

Mon premier abandon, il fallait bien que ça arrive un jour.

J'ai été digne de kikou en arrêtant de courir qu'une fois la porte de Ste Catherine franchie. Marcher dans une descente même blessé il y a quand même des limites à ne pas franchir...

3 décembre 2008

24 novembre 2008

Trail de Montagnole 27k 1370mD+

Ce matin il y a du brouillard, il pleut et je sors vers 7h pour rejoindre deux amis Kikoureurs avec qui je vais co-voiturer, ma belle auto devant se faire opérer d’un truc grave mais pas définitif genre appendicite. En route vers Chambery pour le Trail de Montagnole, le temps ne s’améliore guère. La vue panoramique sur le lac du Bourget promise semble plutôt compromise. Chose due ajouterai l’ami Coluche. Nous serons moins exigeants que lui vis-à-vis des organisateurs. Pour eux c’est une première, Kikourou a répondu présent grâce à la promo faite par Julien Chorier. Nous ne donnerons donc que quelques critiques constructives parce que sur Kikourou on veut bien participer à tout mais par contre nous sommes des grandes gueules. Juste au dessus de Chambé en direction de la Chartreuse on se gare en plein brouillard dans un petit village plutôt sympa. sauf qu'on n'y voit goutte. Décidément ça promet. Récupe des dossards, une croziflette se prépare je crois que c’est devant la poêlée géante que je décidai de rentrer ici le plus vite possible. Optimiste de nature, je choisi de partir en lunettes de soleil. Ça part sur le goudron. J’avais repéré le profil: départ en descente, ensuite bosse jusqu’au km 5, descente et du km7 jusqu’au km15 grosse montée, ensuite grosse descente ,et deux petites bosses, puis gros coup de cul à l’arrivée. La stratégie de course est donc la suivante : bâtons sur le sac jusqu’au pied de la grosse bosse. Trottinage cool genre 6-6,5km/h jusqu’au sommet de la première petite bosse au k7. Un bonne mine dans la descente pour se chauffer les cuisses. Au k7 je sors les bâtons et attaque la montée au train sans me mettre dans le rouge. Au k15 rangement des bâtons et j’envoie du lourd dans la descente, à partir de là à bloc de ce que je peux faire en tenant jusqu’à l’arrivée si possible. Avec cette stratégie je prévois pour 26km et 1300m de D+ (25km 1200mD+ annoncé mais réévalué en cours de semaine) de mettre 3h30.

Je suis donc la stratégie au fil de la lettre, Mike mon chauffeur du jour qui démarre dans le trail et qui avait finit assez durement l’Urban Trail me file le train, dans un petit coup de cul il me rattrape on cause un peu, je remets les écouteurs dans les oreilles et monte au train. Descente, comme prévu j’envoie du lourd, je passe devant « UnbretonaGrenoble » de kikou qui souffre manifestement d’une cheville deux personnes sont déjà avec lui je choisis donc de ne pas ralentir. Bon rétablissement mon Breton. Ravito en eau, je sors les bâtons et attaque la montée. Après un sous bois sympa on se retrouve sur une route forestière ultra-chiante à environ 10-12% donc limite course-marche avec une enfilade de lacets. Le truc qui te fais culpabiliser de ne pas courir pendant 45 minutes. Je me tiens à ma stratégie je monte au train passe les virages à la corde en coupe même un. Je range les bâtons au ravito solide juste sous le sommet, au passage je fais tomber tous mes gels en oubliant de fermer les poches du sac avant de l’ôter. Et puis c’est la descente. Enfilage de single boueux, caillouteux, de tranchées, saut d’arbres en travers, du pur bonheur, je mets les watts me lâche complètement et avale une trentaine de coureurs. Je ne dois pas être très discret car en m’entendant arriver les autres coureurs se rangent sur le côté. Je me fais un énorme plaisir dans cette descente.

Remontée dré dans le pentu dans un pré, chacun est libre de choisir sa trace je tire tout droit. Re petite bosse puis goudron j’essaie de garder un train 10-12 km/h. On entre dans le village deux personnes me rattrapent à bonne allure, je m’accroche et saute rapidement, puis une troisième, au loin, une coureuse. On passe pas loin de l’aire d’arrivée je me dis que si je veux gagner 4 places c’est maintenant, à la faveur d’une descente dans un chemin je recolle. Virage à droite et énorme coup de cul à 100m de l’arrivée. Je mets tout et repasse tout le monde. Bon ils ne forçaient pas non plus pour rester devant. Je me mets donc complètement dans le rouge et franchis la ligne en criant de douleur (voir photo de l'arrivée). Je fais ½ pas en plus et mets un genoux à terre. En vrai. Les pompiers sont inquiets je les rassure, un peu d’asthme sur de l’anaérobie rien de grave. Ensuite on se change dans le presbytère. Faut bien que ça serve. Croziflette deux fois et en route pour Lyon, je m’effondre dans le voiture. Bilan 217ème sur 300, 3h33 pour 27km et 1370mD+ à 7,6 km/h pour une verticalité forte et 172% du temps du vainqueur, tous mes indicateurs sont au vert. Je suis ravi. Du coup malade et mal aux jambes jusqu’à jeudi. La semaine gros volume passe donc à trave, mais tant pis. La SaintéLyon ne s’annonce pas trop mal.

2 novembre 2008

Ne fais pas à autrui...

Et oui je sais, je connais la suite de cet adage si vrai, si prégnant, qui devrait tous nous guider. Je connais si bien ce "ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse" et pourtant je l'ai fait. Sur le Lyon Urban Trail j'ai arraché quatre dossards de coureurs pas forcément en perdition mais pas assez rapide. Comment moi, qui court un 10km en plus de 54 minutes je peux me permettre de juger un coureur pas assez rapide. Je pourrai comme beaucoup de mes concitoyens l'ont fait par le passé me réfugier derrière "le respect des ordres venus du PC" mais je ne le ferai pas. Malgré la pression téléphonique qui venait du PC course j'aurais pu laisser ces quatre personnes avec qui j'ai fait 30km aller se heurter à une barrière fermée depuis 20 minutes et ne pas assumer cet arrêt réglementaire. Mais non ! en pleine rue alors que la barrière (baissée de 15minutes pour cause de diminution de parcours) était tombée depuis plus de 5 minutes et qu'il restait près d'un kilomètre à courir dont une belle montée, j'ai assumé mon rôle de serre file, j'ai demandé les puces et les dossards de mes compagnons de route. La suite c'est simple : un quart d'heure devant le nouveau dernier m'attendait, et là sur les quais de Saône devant l'hotel Métropole j'ai enfoncé les écouteurs dans les oreilles balancé Antisocial à bloc dans l'Ipod et j'ai fait parler la poudre, ça faisait juste 5 heures que j'en avais envie. je me suis défoulé à près de 12 km/h je suis allé rejoindre Yves qui comme moi fermait la course. Puis, après un gros cafouillage ou des derniers apparaissaient et disparaissaient comme par enchantement ce qui m'a fait courir dans un sens puis dans un autre montant et descendant Caluire plusieurs fois OUF !!! j'ai enfin rejoint Florent qui fêtait ses 43 ans sur cette course et venait de Strasbourg tout exprès. Il était plein de crampes et ne courait plus depuis le km17. Nous étions au km36. Ni une ni deux le bon samaritain que je suis a sorti le gel qui va bien "Speed gel bio" en gros c'est des céréales et du sel. Vas y mon gars c'est du sucre et du sel bois bien et ça va revenir. Plus d'eau me dit-il. Prends ma tétine et n'hésite pas. Et bien 10 minutes après il courait. Nous sommes passé sur la ligne en plein podium, acclamé par la foule en délire. Florent était heureux il m'a remercié chaleureusement. Moi aussi malgré ma forfaiture je suis très heureux d'avoir contribué modestement à la réussite de cette course. Cathy a gagné chez les femmes en 3h40 et Julien chez les hommes en 2h47. Non ne dites rien, je suis au courant pour son origine extra terrestre.

Pour finir sur une note positive, deux de mes victimes ont bouclé entièrement le parcours en 7h20, je les ai retrouvé dans le village d'arrivée, j'avais gardé leur dossard mu par une espèce de préssentiment, je me suis empressé de leur rendre. Et de leur préparer moi-même un double panier repas. L'honneur est à demi sauf.

Et pour le coup j'ai fait dernier, une première en somme, si si.

13 octobre 2008

Saucona Tri

Quand j’ai mis le petit mot annonçant que je cherchais un équipier pour le Saucona tri, je jetais nonchalamment un bouchon avec un hameçon rouillé le ver qui pendait au bout ne donnait plus signe de vie depuis l’invention du sport nature. [Apparté scientifique] Trail : course à pied sur des chemins inventé par Rahan qui pris en chasse par un Mamouth rattrape un chasseur de la tribu d’à côté qui lui aussi prends la fuite imaginant que Rahan lui voulait du mal. Rahan ne veut pas de mal tout le monde devrait le savoir. Une course folle entre les deux chasseurs s’engage alors, l’un prenant l’ascendant sur l’autre dans les côtes l’autre lâchant les fauves en descente pour recoller. Bref le sport nature était né, malheureusement l’histoire ne dit pas qui fut le vainqueur, le lecteur de puces électronique n’a pas fonctionné.
[find de l’apparté scientifique]. Je ne nourrissais aucun espoir tout juste un pauvre hère amoureux et désorienté (ah oui j’oubliais il n’y a pas d’orientation sur cette course, c’est un truc de bourrins) pouvait mordre. Quand tout d’un coup le bouchon coule, la ligne file la canne fléchit le moulinet hurle.
En guise de pauvre hère je récupère un hère ardent. [aparté scientifique hère : personne pauvre et désœuvrée vient du vieux français hair. Hère : jeune daim ou cerf fou de 6 mois du hollandais hert. [fin de l’aparté scientifique].
Le Gamin (Thunder) venait de faire une offre de poste dans la prestigieuse équipe des marmottes du Val de Saône.
35 minutes au 10km 1h20 au semi, me voilà prévenu. Ca va chauffer. Mise au point rapide dans la voiture, Thunder stressé me lit le règlement avec angoisse. Bicshow on ne peut pas déposer un sac avec des chaussures au parc à vélo c’est écrit « chaussures dans le sac à dos ». Ok je mettrai les chaussures dans un sac à dos … et le sac au parc à vélo. Mais non ! me réponds le jeune cerf. Mais si, dis-je, il n’est pas écrit où doit être le sac je choisis donc qu’il soit au parc à vélo. Sur place on a même soupçonné des amitiés avec un grand raideur qui savait lire un règlement.
Salut, bises, comment tu vas, ça roule et toi ? t’es là ! oui ! tu coures avec qui ? bravo pour la CCC ! merci, t’as fait le raid, tu coures la SaintéLyon, tu vas au LUT Bref ! on est chez nous on connaît tout le monde ! à tel point qu’on a à peine le temps de s’échauffer. On est devant ça part fort, trop, au bout de 3 m chute ! on passe sur le trottoir où une spectatrice a senti le vent dans les moustaches, faux plat première côte ouh la !!! ça n’avance pas. Thunder m’attends, file gamin va me préparer mes affaires au parc à vélo. Ce qu’il fait. Et vite en plus. Je rentre dans le parc, Thunder m’arrache mon vélo me donne une gourde, des chaussures, un débardeur et me voilà à courir comme un con qu’aurait oublié son caddie à la Samaritaine. On se change vite fait et s’est parti pour le trail. A toc dans les rue de Rochetaillée puis dans le tunnel on n’y voit vraiment rien. A la sortie énorme pelle dans un trou d’eau. Ça repart en musique Thunder me pousse au bout d’un moment je lâche la laisse, va donc préparer le canoë. C’est pas mal d’avoir un équipier rapide il s’occupe de tout. D’un autre côté on n’a pas vraiment l’impression d’avoir un équipier. Ca double pas mal (moins qu’au vélo tout e même) la descente arrive le lâche les chevaux et repasse une valise de coureurs. Sur le plat 4 me repassent. Le canoë Thunder est là avec les pagaies et les gilets, je m’équipe en vitesse et on fonce. Je prends la place arrière donc la barre. Quand ça part un peu en vrille je redresse, et engueule Thunder qui veut faire pareil. Laisse-moi faire rame !
On remonte gentiment 6 à 8 embarcations. On vire une île, le contrôle nous ordonne de traversée, comme il n’y a pas de bouées. Et comme je sais aussi bien écouter les consignes que lire un règlement j’annonce à Thunder, on tire tout droit sur l’arrivée. Non me dit-il on n’a pas le droit de naviguer au milieu. Mais si, réponds-je, on ne nous a pas dit avant quel point il fallait avoir traversé, je choisi donc : la ligne d’arrivée. Et nous voilà à bloc visant encore 5 ou 6 bateaux à se faire avant de conclure. Thunder cale un peu je lui signale qu’il baisse de régime et ça repart comme en 40. Il souffre à tel point qu’une concurrente lui lance un « souris, c’est pas grave d’être derrière une minette ». Ca ne marche pas il ne desserre pas les dents. La ligne approche, je demande à Thunder qu’il me décrive l’arrivée, lui qui a poireauté 10 minutes à m’attendre. Il ne sait pas, il n’y a pas pensé !!!???!!!
Bon on regarde il faut poser le bateau sur une petite rampe, ensuite quelques marches et le sprint. Je lui indique le lieu où on va beacher : après le bateau qui rentre ! dès qu’on touche tu gicles et tu tires le bateau ! après c’est à fond. Et c’est ce qu’on fait j’oublie un peu ma pagaie mais tant pis. On sprinte on double encore une équipe et on passe la ligne 3h08 et 83e sur 189. Le pire classement pour Thunder le meilleur pour moi. Première moitié du classement. En conclusion l’alliance de la carpe et du lapin peut avoir du bon, le lapin est bon en course et en vélo et la carpe en sport nautique. Par contre c’est un peu au détriment de l’esprit d’équipe on coure souvent seul. Malgré tout c’était un super moment passé avec un équipier adorable et des supporters géniaux : Superstef familly.