8 juillet 2007

Joie et peine: marathonien et fracture

Vous pouvez agrandir toutes les photos bien sur comme d'hab en cliquant dessus. Je me faisais une joie de vous narrer mon premier marathon, et vlan !! je sors de chez le radiologue : fracture du sésamoïde droit... En fait cette douleur est apparue d'un coup (peut-être une fracture de fatigue) le 3 juin lors du trail des trois dents, mais j'avais tellement mal à cause de mon point de coté que je ne l'ai pas remarqué. Depuis j'ai mal à chaque sortie. Pendant le marathon du Mont Blanc j'ai eu mal du début à la fin, au col des montets j'ai serré à bloc mes chaussures jusqu'au km 30, je prenais appui sur l'extérieur mais je souffrais à chaque pas et si je posais le pied sur un caillou (et il y en a 2 ou 3 sur le parcours) ça me tirait un cri de douleur. J'ai bien entendu pas du tout attaqué dans les descentes ce que je préfère bien sûr.. Tout s'écroule !!!! Bon je vais quand même me lancer dans ce récit. Départ un peu préscipité de Lyon samedi vers 16h. Attention aux limitations de vitesses, je serai prudent et quand le Mont Blanc apparait au bout de la route, le message "arrivée" clignote dans ma petite tête. C'est un peu naze en fait c'est plutôt départ qui devrait scintiller. Mais rien n'arretera un Bicshow déterminé, salut au drapeau en passant. j'en fait trop là, bon OK. Retrait du dossard le 986 il se lit aussi bien par celui qui le porte que par les autres. Rendez-vous fixé avec nathalie qui arrive du Népal pour le marathon de l'éverest. Nous établissons ensemble la stratégie de course. Le choix final se jouera entre : "A fond au début, j'accélère dans la montée du col des Posettes et je finis à bloc" ou le très BackSide Spirit "Doucement au début, je gère la montée des Posettes et je finis tranquille" le choix fut Cornélien, mais au finial et d'une courte tête l'option 2 est retenue. Retour sur Passy, pasta à Saint Gervais. De retour à la chambre gentiment prétée par JP, je m'affaire à tout préparer pour le lendemain. Je me couche vers 23h30 en lisant le manuel de mon cardio, je me fais un petit fitness test, résultat : 44, good. Me voilà rassuré, je m'endors comme un bien heureux. Levé 6h départ et hop direct en tenue pour rejoindre la zone de départ dans le flot. L'ambiance est bonne on se fait photographier devant la ligne, mais la vraie difficulté est de se faire photographier devant l'autre ligne, 42,195km plus loin et 2240m plus haut. Je me glisse vers l'arrière de la ligne quand Nathalie me hèle depuis le bistrot du coin. Ah Ok ça commence au bistrot alors c'est comme le reste de la vie, tout commence au bistrot... Un grand caf et hop en route vers le départ. Nathalie n'a pas pris ces batons mal conseillée par quelqu'un de l'organisation lui annonçant que c'était interdit. Pas grave son assistance va les déposer à Argentière. Le speaker se met à bosser, le compte à rebours est parti 5, 4, 3, 2 Pan. Ah bon c'est comme ça ici ? Et nous nous élançons dans la joie et la bonne humeur dans les rues de Cham. Très rapidement (km 2) je me retrouve dans la queue du peloton comme on le voit très bien sur ce passage de pont.
Après avoir franchi le premier kilomètre en 7 minutes je fais rapidement le calcul 10km en 70 minutes je suis sur un rythme de 5h sur le plat sur le plat avec un objectif de 7h30 j'ai un peu de marge. J'applique alors une théorie lue sur http://www.kikourou.net/ : tant que je suis sur le plat, je cours 5 minutes et marche 1 minute. 2ème km un peu moins de 8 minutes soit 5h30 OK c'est bon je prends cette stratégie. Puis chemin s'élève d'environ 200m à droite coté massif du Mont Blanc. Premier ravito en redescendant sur Lavancher 8km 1h toujours sur 5h30, je dépose un tube de gel vide et taille la route, sur un chemin, un suporter agite sa cloche, il a déjà vu passer 1000 personnes et a toujours la peche, bravo ! Je passe un vieux monsieur, il m'annonce qu'il est est le doyen de l'épreuve avec 79 ans, il m'explique aussi qu'avec le dossard 118, c'est lui qui file les infos. Chouette j'en profite pour lui en demander plein, pardille il en est à son 5ème marathon du Mont Blanc. Un peu plus loin, je vois se profiler une traileuse bien équipée avec qui je ferais toute la route, Ana Arteaga venue spécialement du Vénézuela pour cette course. On la voie ici sous un rayon de soleil dans la forêt savoyarde. Au détour d'un virage, un coureur apparait devant puis accélère et disparait à nouveau. Arrive enfin le bout de la Vallée et Tré le Champ en face d'un superbe gite d'étape où j'ai dormi déjà deux fois lors d'un précédent tour du Mont Blanc et l'année dernière pour ma reprise sportive. voir le reportage d'alors :http://bicshowsport.blogspot.com/2006/05/avril-2006-retour-au-sport-3-semaines.html)
Borat en profite pour se faire prendre en photo, c'est dingue ce mec s'est fait prendre en photo par son pote à peu près partout
sans décrocher un mot avec une attitude et un physique à la Borat, c'était très drôle. Voici d'ailleurs son compagnon appareil au poignet qui quitte le ravito. La montée vers le col des Montets est courte et facile, arrivé en haut je serre mes chaussures à bloc, mon pied droit me fait terriblement souffrir. Je ne sais pas encore que c'est une fracture. Je prends le temps de m'arreter pour poser culote un concurrent croit que c'est un itinéraire de délestage et tente de me suivre, je lui confirme que si l'option délestage est bien réelle, la possibilité sportive de cette route est plus que limitée. Je reprends la descente,j e voudrais attaquer à bloc, mais mon pied droit me fait souffrir et m'en empeche. Le paysage devient champètre, des cloches raisonnent dans un champ, je m'attends à croiser un nouveau suporter mais non, des vaches batifolent au milieu du passage. Ca fait quand même des spectateurs c'est toujours ça. Arrivée sur la première barrière horaire de Vallorcine qui était fixée à 10h15, je passe à 9h40, soit 35min d'avance. C'est un signe encourageant, j'ai "avalé" les 19 premiers km en 2h40 sur une moyenne de 7,14km/h, ma vitesse habituelle sur trail. Ravito léger c'est à dire un peu d'eau. Et on attaque tout de suite dans le dur, la montée du col des Posettes 750mD+ en 6km soit une pente moyenne de 12,5% sur une bonne piste forestière. Le panneau 20km arrive assez vite au pied de la montée, en l'absence du panneau Semi, il sonne un peu comme la moitié et on se met à penser, maintenant "On rentre !" Mon pote Raymond monte bien, c'est à dire à peu près comme moi si je ne m'arrêtait pas tous les 50 m pour prendre des photos, voire même mieux que moi puisqu'il me met environ 50 m au col . La montée est dure, longue mais superbe. Ana avec son altimètre nous prouve s'il en était besoin que l'on ne monte pas trop mal. L'horizon baisse doucement preuve que l'on approche du col. Pose de quelques minutes pour m'étirer. Le panneau 25 km est en vue à quelques dizaines de mètres du col et du check point électronique. Le ravitaillement arrive à point nommé, le point de vue est superbe. il est près de 11h j'ai mis 1h20 pour monter les 750m de dénivelé 564m/h ce qui n'est pas si mal soit 5,4 km/H ce qui n'est pas terrible même en montée. Des alpinistes de retour de course nous félicitent admiratifs ce qui est assez drôle car en général je suis toujours admiratif de ce que font les alpinistes. Un bénévole du ravitaillement indique à la radio à ses collègues dans la vallée qu'ils peuvent allumer les barbecue, ils sont en train de plier, les derniers arrivent. Le BackSide Spirit en quelques sorte. Il se fait pardonner sa grossierté en me prenant en photo devant les drus. Je m'assois et fais quelques étirements.
















Et c'est reparti pour une folle descente, je l'attendais avec impatience, encore une fois, je suis un tantinet handicapé par mon pied et suis obligé de descendre tranquillement. La vallée de Chamonix est à nos pied, croisons quelques randonneurs, je double un collègue du marathon qui a du mal à mettre un pied devant l'autre. Je l'encourage, lui propose un gel, mais il a déjà décidé d'abandonner et d'aller rejoindre le télécabine. Je continue ma descente en profiant du paysage, à l'arrivée sur le village du tour, nous croisons une caravanne de 3 mules et d'une dizaine de randonneurs par mule qui partent sur le tour du Mont Blanc, enfin la version une semaine c'est à dire qu'il partent du Tour et s'arrêtent à Notre Dame de la Gorge. Ils me posent quelques questions sur le parcours, je les félicite pour leur choix de randonnée, car le Tour du Mont Blanc est un très beau parcours. A ce moment de la course, je crois encore que je participerai au 1/2 UTMB fin aout. Au télécabine on rejoint la route, la fatigue commence à se faire sérieusement sentir quand arrive le pannneau 30km dans le petit village de Montroc, 2ème passage devant la gare c'est la barrière horaire de 12h30, il est 11h55, je suis toujours à 35 minutes devant, je


n'ai pas progressé d'une seconde. C'est cette foutue descente, 50 minutes pour faire 6 km et 650m de dénivelé négatif à 7,2km/h. A ce niveau là c'est lamentable. On grimpe au dessus du tunnel par le même chemin que 3h plus tôt et le ravito de Tré le champs se profile avec son poste de secours où je retrouve Nathalie qui a pris une pelle monumentale et fait sa chochotte en attendant les secours sous prétexte que ça pisse le sang. Je lui tient compagnie quelques instants et en profite pour faire examiner mon pied. Bien entendu en l'absence de radio, personne ne pense à la fracture, par contre le secouriste remarque aux profondes marques rouges que ma chaussure était un poil serré. Je dessère, une bénévole très sympa fait des allers-retours entre la table du ravito et le poste de secours pour me remplir mon camelback. Enfin l'ambulance de Nathalie arrive pour embarquer les abandons du coin. On se promet de s'appeler quand elle sort de l'hosto et je repars, l'abandonnant à son triste sort. Il reste 11 kilomètres et 900 mètres de dénivelé positif. Je pars sur un bon rythme, reprends 4 coureurs avant le kilomètres 35 dont raymond qui sachant qu'il va finir ne prends aucun risque


pour assurer son statut de plus vieux finisher avec 79 ans. Je suis dans les roues d'Ana (observez ces beaux champignons) quand arrive le panneau du 35, je suis au bord du gouffre. On le voit nettement à la tronche que je tire sur la traditionnelle photo/panneau. Plus que 7 bornes. je commets une erreur fatale au ravito à 35,6km je suis devant Ana, mais je descends de quelques mètres sur le ravito faire un peu d'eau alors que je n'en ai pas besoin. Ana ne veut pas descendre et tire tout droit. Elle passe, je repars plein but revient sur elle, elle accélère pour me tenir à distance et tout doucement augmente cette avance jusqu'à l'arrivée avec 3 minutes. Je vis ces quelques km assez difficilemennt. Passage à la flégère, dernière barrière horaire, à 13h50 pour 14h15, je perds 10 minutes sur la limite. Un peu d'eau dans le sac et c'est reparti pour les 7 derniers kilomètres. Parfois comme dans ce passage étroit avec des escaliers on entend le speaker de l'arrivée. Chaque marche en descentes m'arrache un cri, j'ai les cuisses explosées. Dernier ravito au km 39, le photographe de http://www.photo-sports.net/ me lance un "allez marathonien" je me rends alors compte qu'il a raison, je vais finir mon premier marathon, je donne tout ce que j'ai et passe devant lui en larme, j'attends avec impatience la photo. Au panneau 40 km un homme attends sa fille Emmanuelle espoir féminine. Il me propose de me prendre en photo. Le moral est au beau fixe. Sortie de la forêt, je vois Ana qui attaque la montée je me résigne, je ne la rejoindrai pas, je cours dans la descente. Et en route pour la gloire. La dernière montée de 250m est entièrement visible. on entend distinctement le speaker qui félicite les arrivants. Je mets le nez dans les batons et pioche jusqu'en haut le panneau 41 le 42, dernier virage, dernière côte, ça se redresse un peu je sprinte à fond et passe la ligne. Ca y est je l'ai fait. Je suis marathonien, 842ème sur 1006 artants et 853 arrivants en 8h08m26s à 5,2km/h. C'est pas un temps terrible mais je suis heureux. Je chope une bouteille, m'assois sur la pelouse, m'arrose les jambes, fais quelques étirements et m'incruste en discutant avec Ana dans l'énorme file d'attente de PlanPraz pour le retour vers Chamonix. Une navette me conduit au camp de base, change, douche et repas avec abondance de carottes et de fromage. J'admire ma médaille de marathonien. Le retour sera plus cool que prévu, j'arrive à Lyon avec ma médaille et plein de chocolat Suisse.

Malheureusement ce qui devait être une préparation pour le tour du Beaufortain et du 1/2UTMB sera peut-être la dernière course de l'année. Enfin la natation et le vélo c'est sympa.

28 juin 2007

23 et 24 juin : Week end d'entrainement

Mon choix est fait je ferais le marathon du Mont-Blanc le week prochain 42km,195 et 2250m de dénivelé, je pense que je vais en chier un poil. Je suis donc en pleine préparation, repas équilibré très peu d'alcool une bière et un verre de vin max par jour voir pas du tout. Samedi j'ai ressorti le vélo de route pour faire Croix-Rousse-Mont Cindre-Mont Thou-Mont Verdun et retour par la Saône. Ca fait quand même pas mal. Dimanche, je devais faire le trail de Parilly 15km avec mon camarade de la BackSide Running Team Fafa, malheureusement, nous aprenons sur place qu'il a été déplacé à la Croix-Laval. Tant pis, on a fait deux tours de parc en se faisant des bosses sur le premier et du Fartlek sur le second, bilan, 1h15 de course. http://www.montblancmarathon.net/

18 juin 2007

17 juin : Encore un jour de vote : Trail dans le Bugey

Ca y est c'est le grand jour, mon coach m'emmène sur le terrain le vrai, pour me tester, afin de me montrer ma marge de progression, il convie également Nathalie et Zuzu qui envoient bien. Lever à 5h30. L'objectif courir 4 à 5 heures dans le Bugey et passer les 800mD+. Au final on sort avec 4h30 et 1035mD+ une bonne bavante. Départ de Sault Brenaz vers le Col des Portes puis descente et remontée vers le Rocher de Cuny et retour en moitié sentier moitié free-ride vers Sault Brenaz.
Je pars à fond, je me mets en tête enquille dans le mauvais chemin ou bout de 1 ou 2 km, on me hèle pour me faire redescendre ça me scie les pattes et le moral. Je passe la première heure en enfer. On rattrappe un bout de route du col des portes avant de plonger à nouveau dans la foret. Je profite d'un intérêt croissant de tous pour l'orientation - l'orienteur (le coach) courant de droite à gauche à coté de la route pour chercher un hypothétique chemin - pour refaire mon retard au prix d'une folle course qui porte mon cardio à 205bpm. Décidément même chez D4 à 20 euros on a de la merde. Je m'alimente, bois, et c'est parti pour la montée je refais mon retard je les passe, et arrive en tête au col des Portes. YESSS. ça repart je repasse en tête et arrive prem's à la table d'orientation. Descente, j'envoie ! Le coach vexé me montre qu'il descend plus vite que moi. C'est vrai, il descend plus vite mais je m'accroche et réduit l'écart, je tombe, me relève. Sous prétexte d'attendre les autres il me laisse passer. On remonte vers le rocher de Cuny, je fais à nouveau la route en tête, me trompe, ils m'appelent et m'attendent (c'est cool), je repars en tête avec Zuzu et arrive au rocher avec quelques metres d'avance. Je me sens en super forme, c'est la première fois que ça me fait ça. La descente se passe très bien je suis dans les traces du coach, malheureusement j'ai épuisé les 2l d'Hydra dans mon CamelBak et du coup je ne peux plus prendre le gel qui me reste à mon grand regret car j'ai un petit coup de moins bien. Tant pis j'en prends la moitié et au pris d'une succion grand style que ne renierai pas une animatrice de RMC je tire les trois dernières gouttes d'eau du sac... Arrive du plat, fuck et fuck j'aime pas ça, Nathalie et Zuzu me passent, le gel et l'orgueil commencent à faire effet je repasse tout le monde. Je reviens sur le coach. Erreur il coupe à 5m de la route qui scèle l'arrivée, je double.... Ah ben bon dieu ça c'est de la sortie, je crois que le coach ne regrette pas de m'avoir prodigué quelques conseils pendant cette année 2007. On se plonge ensuite dans l'arrivée du canyon d'a coté l'eau à 9 ou 10°C nous fait immédiatement passer les allergies et sera bénéfique pour la récupération.

Retour à Lyon, on vote, on attends devant l'écran de résultats en espérant 1 victoire à Lyon puis 2 puis 3 et non ce sera 2, Pierre-Alain et Jean-Louis sont tous les deux élus à l'assemblée ça me fait drôlement plaisir. Après 3 soirées électorales dépressiogènes la dernière nous remonte le moral. Avalanches de coups de fils, on demande à pouvoir rouvrir la discothèque "La Chapelle", ils sont d'accord. C'est partiiiiiiiiiiiiiiiii........................Couché à 5h30 ---> 24h debout suivi d'1h30 de sommeil c'est peu... Le soir je joue au Théâtre de la Croix-Rousse la première du Suicidé, ça sera un calvaire... j'ai tout donné mais ça n'aura pas suffit pour être au niveau de ce magnifique vaudeville de Nicolaï Erdman.

11 juin 2007

10 juin, avant la soirée électorale un petit fractionné

Encore un petit tour de la Croix-Rousse en courant ce jour d'élection avant de finir devant le stade Duplat, bd de la Croix-Rousse pour un petit exercice de fractionné. J'enjambe les barrières pour acéder à une piste d'athlé. Et aujourd'hui record Cardiaque 197 bpm. Ca fait un peu haut à mon grand age... Les scores de mes amis à Lyon ne sont pas brillants mais pas insurmontables non plus.

9 juin 2007

A nouveau le Mont Thou : 3m30 de plus ...

Le deuxième vendredi de juin c'est le traditionnel repas de quartier de la rue d'Austerlitz. Afin de parer préventivement, je me décide pour mon parcours test sur le Mont Thou. je vous rappelle mon record du 5 mai :
Montée: Alt 611m, 34mn40s, 4km, 350mD+, 6,93km/h, 607mD+/h
Descente: Alt 260m, 20mn45s, 4km, 350mD-, 11,6km/h, 1012mD-/h
Total : 8km, 350mD+, 55mn35s, 8,64 km/h
Je profite d'une petite avance pour passer chez décathlon avec la ferme intention de ressortir avec un cardio, le Forerunner 305 de Garmin qui fait GPS, Alti, Cardio, Vaisselle, vitres me fait vraimentt flipper. Je me calme et ressort avec le modèle à 20 euros. J'attaque la montée en trottinant, le cardio passe à 165 en 50m. Je marche fort dans la montée pour une plage de 145 à 165. Je passe à 17mn à la croix Vitaise ce qui est quelques secondes moins bien que mon record. J'arrive au sommet à 35mn50s soit 1mn10S de moins bien... Mon sacré point de coté m'a tenu toute la montée. En allongeant un peu la foulée je suis monté à 175 pulsation par minutes. Je discute 20s avec un gars de la sécurité civile qui venait installer une balise avion à main. Je repars, mon point de coté est pire en descente. Je suis contraint de passer au mode trotinange assez souvent bilan de la descente : 23mn16s donc 2mn30 de moins bien. Bilan 59mn06s je suis sur les bases de mon temps du 24 mars. Ca m'a quand même fait beaucoup de bien, j'attaque le repas de quartier avec entrain, pour finir plutôt allumé vers 1h du mat, heureusement que mon coach n'était pas là.

8 juin 2007

Préparation au tour du Beaufortain

Alors là je m'interroge. Je vais participer au tour du Beaufortain www.couriretdecouvrir.com pour cet ultra 50km 2700mD+ et pareil le lendemain soit 100km 5500mD+, je dois choisir un trail long de préparation. J'ai le choix entre Frahans http://www.crioutdoor.com/ et Mont Blanc Marathon http://www.montblancmarathon.net j'hésite pas mal. bon je peux faire les deux puisqu'il y en a un le samedi et un le dimanche. Hein quoi c'est beaucoup?? Alors voici le tableau profil du marathon : http://www.montblancmarathon.net/fichiers/tableau_profil_marathon.pdf et le profil du Frahans http://www.montblancmarathon.net/fichiers/tableau_profil_marathon.pdf à l'arrivée du frahans les 7km de quasi plat dont 5km de faux plat montant me font un peu flipper. Qu'en pensez vous ?

3 juin 2007

3 juin : Trail des trois dents

Ce trail, http://www.trail-troisdents.org/ , je l’avais préparé mollement, un bon week end de VTT avant par contre rien dans la semaine. J’avais mis l’accent sur mon alimentation notamment en vitamines du groupe B, levure de bière, et même une soupe. J’ai été invité par Jérôme (photo) à loger chez lui. En effet il postule pour le BackSide Running Team. Au passage je vous signale que nous avons les honneurs de la version web du journal « Le Point » http://www.lepoint.fr/slideshow/sports/view_slide.html?id=192&pageroffset=6 , faire un petit F5 si la photo n’apparaît pas tout de suite. Photo 6, 7 et 8, pas mal pour un début. Jérôme nous invite donc chez lui à Lupé à quelques encablures de Véranne point de départ du trail des trois dents. Très consciencieux je viens avec mes pâtes au blé complet bio et ma levure de malt, bio également. Il avait lui-même prévu les pâtes au blé complet mais pas bio, il avait juste rajouté les saucisses au barbecue et le Monbazillac à l’apéro. Plus un petit Hautes Côtes de Nuit et un vin de pays qui se laisse boire. Avec ça nous étions fin prêt pour la course. Bourré 10h avant le départ : Bravo les gars !!! Une semaine de préparation physique fine foutue en l’air. Le réveil à 7h fut un peu rude. Après quelques grammes de gatosport on embarque avec une tactique alimentaire affûtée. Un bidon isostar plein et un autre avec juste la dose de poudre « endurance » pour faire le plein d'eau au ravito situé au 14ème km. On y ajoute 4 gels pour faire bonne figure. Sur place je retrouve Nathalie qui a fait son entrée dans le Team pendant les Cabornis accompagnée de mon coach Yves. Yves pars s’échauffer pendant que nous choisissons un léger étirement comme préparation musculaire. Je commence à stresser puisque mon point de côté chronique (10 jours) se réveille. Dès que je marche un peu vite c’est parti. Parfois, il arrive même comme ça sans raison apparente. Enfin 9h15 le départ est lancé. Je démarre fort pour rester dans l’arrière du peloton. Peine perdue. Dans la première cote j’y vais trop fort, crise d’asthme, je suis obligé de ralentir. Et tout le monde me passe tranquilou. Je dois être entre 130 et 160 (sur 230) ça passe rapidement et je reprends mon rythme habituel ce qui me stabilise. Je souffre quand même de ce fichu point de côté et je sais que ça va durer. Mais je sais également que je suis grillé car un secteur très roulant se profile entre le km2 et le km9 et je n’aime pas du tout ça. Ca ne rate pas au moins 30 concurrents me passent en discutant sur le plat. Ca doit être là que Jérôme me double mais je ne le vois pas et je vais croire qu’il est derrière moi jusqu’à l’arrivée. Ouf la pente se durcit et j’enraye l’hémoragie on ne me double plus, je me paie même le luxe de rattraper une ou deux personnes. Ca devient vraiment super raide. J’en chie mais je me régale. Passage à la Chapelle on nous promet un ravito pour dans 500m, en fait c’est plutôt 1km. Du coup au bout de 300m on croise un groupe de 10 ou 15 coureurs qui ne voyant plus de balisage ont fait demi-tour. Je les ignore, puis quand même me moque un peu d’eux en demandant quel autre chemin est possible même en gros free-ride. Comme la réponse est à l’évidence aucun !! Ils refont demi-tour et se mettent dans ma roue. Ca ne dure pas, la partie est de moins en moins technique voire devient plate, alors plus de la moitié me repassent. Fuck et refuck !!!! Le ravito arrive, je rempli mon deuxième bidon croque du chocolat et en route pour la descente. Vertigineuse elle est !!!!! là j’envoie un peu malgré mon point de côté, il m’emmerde vraiment celui là. Je redouble encore 4 ou 5 personnes. Un gars s’accroche me parle, il en chie car il a couru un marathon 8 jours plus tôt mais cherche un lièvre. Je sais qu’il y a encore entre le km17 et le km19 du faux plat montant très roulant, je cherche donc à mettre un max de distance entre nous deux et surtout avec deux feminines que je viens de passer dont une toute en noir avec deux jolies tresses qui a l’air terriblement affûtée. Le faux plat montant arrive, je suis mort, le point de côté est maintenant aussi gentil qu’un poignard enfoncé jusqu’à la garde. Les deux dames me repassent en papotant, j’entends le gars qui revient à ma hauteur et se met à marcher dans cette petite montée (comme moi). Je sais qu’il n’a plus rien (comme moi) et qu’il attend le sprint pour me passer. J’entame la dernière descente (1km) à bloc, enfin dans la mesure des moyens disponibles, je lui met à peine 10m. Je ralentis un peu pour en garder pour le sprint, il fait pareil et me laisse à 5 ou 6 m devant. Arrive la partie goudronnée et les 150 derniers mètres. Je me déchire complet, me met au sprint à grandes foulées, il ne peut pas suivre et je passe la ligne détaché à 14 secondes. Malheureusement ça n’aura pas suffit pour rattraper les deux dames, Brigitte et Michèle, devant de 37 secondes. Passé la ligne d’arrivée, je vois Valérie et les filles qui comme d’hab arrivent un petit peu à la bourre mais c’est déjà super de venir m’encourager. Je m’assois, Valérie me demande comment ça va. Et là je m’effondre en larmes sur le mode « j’ai maaaaaal, j’ai très maaaâaaal ». Heureusement un bout de chocolat et un verre de coca me redonnent le sourire au bout de deux minutes. Mais j’ai quand même eut super mal au côté toute la course et c’est long. Je crois que je vais consulter si ça dure encore une semaine. Après ça, massage par l’école de Kiné locale et je dois leur dire un grand merci. Nous attendons Gégé pour s’apercevoir qu’il est arrivé en fait 17 minutes avant moi. De toutes façons arriver après le président fondateur du BackSide Running Team le jour de son examen d’entrée ça faisait un peu fayot. Il est tout de même reçu avec les honneurs. Une charte du BackSider est en préparation elle sera discutée avec l’ensemble du Team. C’était un très beau trail, merci à l’organisation. Avec nos amis du Team nous constatons nos niveaux en deçà de ce qu’ils pourraient être : Yves court avec les meilleures femmes, Nathalie avec les papys et moi avec les mamies. Je progresse il y a quelques mois je courais tout seul, vivement que je sois un papy pour courir avec Nathalie…

Yves : 40km 4h37m49 (74ème sur 142) avec un classement pareil il est admis
Nathalie : 20km 2h18m02 (143ème sur 232 4ème en V1F)
Gégé : 20km 2h32m16 (182ème sur 232)
Bicshow : 20km 2h49m25s à 7,08 km/h (216ème sur 232)