23 avril 2009
16 mars 2009
La recette du record du monde du Bicshow du 10 km
Je l'ai tellement répété que s'en est même plus une info. Ce matin aux foulées de Villeurbanne je suis passé de 54'14 à 49'32 aux 10km à la 416ème place. L'historique de mes 10km est court :- Parilly 2008 : 56'43
- Bron 2008 : 54'44
- Caluire 2008 : 54'14
- Villeurbanne 2009 : 49'32
On voit clairement un saut important. Voici donc la recette du record on va démarrer à J-3 c'est à dire jeudi 12 mars :
J-3 : A midi deux collègues vous téléphonent le rendez-vous fixé est inamendable, 13h plancha de charcuteries deux fois et un petit blanc. Ensuite passage au rouge pour le gratin de ravioles à la crème et au jambon un délice finissez-vous à la tarte praline pou
r être sur de recharger les derniers milligrammes de glycogène. Le soir, vos deux patrons organisent une soirée spéciale ambiance avec présence obligatoire, chips et vin blanc entrecoupé de saucisson jusqu'à minuit. Ouf ! La pression retombe il est minuit et demi pour souffler et débrieffer on se prend un petit demi et au lit, la journée de demain va être longue.J-2 : Le soir n'hésitez pas mangez à nouveau des pâtes mélangées à du riz et un petit Lussac Saint-Emilion à deux.
J-1 : 8h30 réveil, allumez l'Iphone et les pages jaunes, depuis votre duvet parisien tapez : « Boulangerie autour de ma position
». Là il faut soigner l'esthétique du geste, relevez-vous violemment en hurlant : « Il y a Jocteur à 496m!» Sautez sur le vélo et faites vos achats. Ce ci est la dernière journée où vous pourrez manger un petit-dej car le jour J : Couic !!! Donc n'hésitez pas, prenez un petit-déjeuner riche : croissants, si vous ne le sentez pas trop faites comme moi ajoutez-y du beurre, pain avec du beurre et surtout la tarte praline du camarade Jocteur. Le reste de la journée grignotez tout ce qui vous tombe sur la main pendant que vous attendez une copine pensionnaire de l'équipe de France de trail qui a décidé de rallier St quentin en Yveline à Paris tour Eiffel en courant à travers la forêt pendant 8h et 80km alors que le RER fait la même chose en 15 minutes. Enfin les femmes vous savez ce que c'est ?!? Le soir profitez d'être sur Paris pour gouter les spécialités : 1 bière 1 calzon et une escalope à la crème et grogonzola. Ajoutez beaucoup de parmesan et prenez des fruits en dessert genre tarte aux pommes avec une énorme boule
de glace vanille enrobée de caramel. 22H la course part dans moins de douze heure il est temps de prendre le volant pour rouler vers Lyon (500km).Jour J : 2h30 du matin vous venez d'arriver à Lyon couchez-vous rapidement tant que le sommeil est là. 5h la caféine emmagasinée pour conserver l'attention pendant les 500km au volant font leur effet à plein : Le plafond de votre chambre est super joli. 7H30 réveil de la coureuse qui décide de ne pas courir le Cabornis. Comme vous ne pouvez pas le faire non plus à cause de votre cheville douloureuse rabattez-vous sur un 10km plat ce sera sur Villeurbanne avec une assistante de choc. C'est donc 1h45 avant la course que vous apprenez que je vous allez la faire. A partir de là un peu de sérieux ne nuit pas au résultat, un bidon d'eau avec 5 cuillère à café pleine de fructose fait office de petit-dej et de boisson d'attente. Un bidon de Maxim dans les mains de l'assitante de cho
c permettra de gagner les 20 ou 30 secondes du record c'est à dire le temps d'arrêt au ravito = 0 + le sucre pris.La course en elle même : départ bien fort pour voir si la mécanique est là 4'30 au premier kilomètre ça part pas mal, on ralenti un peu jusqu'au km5 passé en 23'44 soit une base envisageable de 48 minutes. Mais si le feeling est bon le corps explique au cerveau que quand on vient de 54'14, 49'59 est déjà un bel objectif. Les k6, 7 se font donc dans la douceur. K9 44'43 il reste donc 5'16 soit environ 11,5km/h pour le denier kilo, il sera parcouru en 4'49 asphyxié sur la fin mais heureux. La conclusion est que pendant toute la cours j'ai cru pouvoir accélérer sur les 3 derniers kilomètres alors que je décélérait doucement. Le dernier kil est pas mal... mais on n'est pas encore en négative split 5k en 23'43 et 5k en 25'49. Le vent s'est levé on avait toujours l'impression de l'avoir de face, très chiant !!!
Après c'est rando pique nique Monts d'Or, je salue tous les coureurs croisés dans les chemins pour le trail des Cabornis, on vous a encouragé à la sortie du tunnel, bravo ! On en a profiter pour faire une ou deux photos que voici.
Faites comme moi soignez les 3 derniers jours avant la course !
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3 mars 2009
Reco OFF des enfants
Dimanche nous avons reconnu le parcours enfant du OFF à Bicshow du 6 juin. Plutôt que de longs discours voici les essais en vidéo. Venez nombreux détails ICI
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26 février 2009
1515
Ne vous y méprenez pas ce n'est pas d'un cours d'histoire dont il s'agit mais d'une torture fort appréciée chez les sado-maso psychopathes pratiquant la course à pied. Le coach a monté sa petite entreprise de torture la Coach Academy. On n'y entre pas comme ça, c'est un peu comme chez Maddof faut être co-opté. Les critères sont un peu les mêmes que pour le BackSide Running Team mais en négatif, rappelez-vous juin 2007, le coach entre brillamment dans le BackSide en plantant lamentablement le Pilatrail. Et bien pour moi c'est pareil, je savais bien que la Coach Academy sévissaient dans Lyon depuis quelques semaines, mais je ne répondais pas aux critères. Et puis miracle ! Ma prestation au Raidlight Trail Trophy qui me place dans la première moitié me fait accéder au Saint Graal, le coach m'invite à une séance de torture de la Coach Academy dans les escaliers de Fourvière. Rendez-vous devant la passerelle de l'homme de la Rôche. On se chauffe par une première montée à Fourvière tranquille et après c'est parti trente secondes à courir à fond dans les escaliers version montée puis trente secondes cool (mais quand même en montant). Deux tours comme ça puis un autre en 15/15 alors là c'est encore plus violent, agonisé que j'étais, crise d'asthme, étouffement, crachottage bref une bonne séance de torture. On se finit à 15km/h dans la descente de l'observance. Ouf ! Ça fait du bien quand ça fait mal. Là ça a fait beaucoup de bien.
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23 février 2009
Une dernière place non-méritée
Encore trois premières mondiales ce week end du premier février. Ma première participation à un cross, discipline ou brilla mon épouse au siècle dernier. Ma première licence, ça y est enfin je donne mon dossier tout bien rempli au président de l'ASVEL Athlé. Ma première dernière place, parce que cet idiot de chronométreur ne m'a pas cru lorsque je lui ai dit qu'il y avait encore quelqu'un derrière, c'est surtout qu'il y avait une course toutes les trente minutes et qu'il ne s'imaginait pas une seconde qu'il fallait laisser tourner le chrono plus de trente minutes sur un cross de 5,1km.Un cross c'est un peu comme un trail car on court dans la boue sauf que trail c'est dans les chemins, un cross c'est un peu n'importe où. Sur un trail l'inscription est chère, voir très chère. Là c'est gratuit. Sur un trail si t'es premier ou bien largué derrière, il faut faire un peu gaffe au parcours, là tu cours entre deux rangées de rubalises il est impossible de se perdre. Sur un trail il y a des cadeaux là rien. Sur un trail il y a des solos, là plein de clubs, chacun a planté sa tente pour se changer c'est convivial on a l'impression de faire partie de la famille. Enfin sur un trail on court tranquille parce que là même les poussines taquinent le 20km/h. Ouh la la...
Petite forme ce matin, la cheftaine (Kty fait des photos). On s'aligne au départ, ils partent comme des balles et je suis rapidement avant-dernier. Je conserverais cette position jusqu'à l'arrivée malheureusement le chrono ne prendra pas le vrai dernier. Ce sport n'est pas pour moi.
Rappelez vous le Raidlight Trail Trophy de 2007, ma première course à pied où je finis avant dernier une seconde devant un gars que je ne connaissais pas et que je n'ai jamais vu nul part, le sort m'avait donné une petite note de fierté en déclassant ce gars derrière moi. Et bien il s'est vengé, le salaud car tout se paie un jour... Coquin de sort !
22 février 2009
Première mondiale Bicshow dans les premiers
Après une SaintéLyon qui s'est très mal terminée, voir plus bas, je partais pour un mois sans dossard. Sans dossard pas pas sans entrainement. La quinzaine de Noël fut autant chargée en kilomètres qu'en vins fins et autant pourvue de dénivelé que de foie gras. Le bilan ne fut pas mauvais du point de vue sportif, mais catastrophique sur la balance avec une prise de 3 kg.
La programmation de Janvier fut donc fournie avec la coursière des hauts du Lyonnais 15km et 500mD+, le Raidlight Trail Trophy, mon pélerinage à moi, avec 11km et 400mD+ et enfin l'apothéose avec le cross de la Feyssine et ses 5,1km. Vous l'aurez sans doute compris en janvier c'est bien la vitesse qui constitue l'ouvrage posé sur le métier.
L'objectif est donc de gagner un petit km/h sur une VMA (estimée à 15 mais mesurée à 14 après le RTT) faiblarde et de tourner aux environs de 10km/h sur trail court. L'objectif n'est que partiellement atteint. A la coursière sur environ 200 coureurs je doit faire environ 150ème avec 9,1 km/h les sensations n'ont jamais été au rendez-vous même si cette vitesse constitue un première.
Pour le RTT j'ai mis les petits plats dans les grands, la neige fraichement tombée allait rendre la course très technique et donc favoriser les bourrins dans mon genre. La veille je fouille dans mon stock d'endurance mag et tombe sur un numéro de l'année dernière « soignez l'échauffement » . J'applique à la lettre. Lever 5h pour un départ à 9h40, ré-hydratation puis sortie sur la dalle du gros cailloux pour un réveil musculaire tranquille tout pile comme indiqué dans la bible du trail. Retour au bercail vers 6h petit dej avec gatosport et quelques pates. Sur place vu la couche de neige je me rends compte que ça va bouchonner sévère (nous sommes 700 au départ 200 sur le 11k et 500 sur le 22k). Je comprends donc qu'il faudra partir devant. Une fois échauffé je me lance avec le départ du 42k (1ère épreuve du championnat de France) pour prendre la mesure du rythme. Ça va le faire. Je fais le malin en trainant trottinant devant la ligne jusqu'à ce que contraint et forcé j'aille m'y placer en 2ème rideau. Je suis équipé léger, un gilet sans manche avec un bidon de 20cl dans la poche, corsaire et booster en bas.
Briefing de 30s par Alexandra et feu. Ca part effectivement très vite, je m'accroche mais bon 15km/h sur la glace ça ne dure pas bien longtemps. Mais la stratégie marche pas mal, je suis effectivement dans le groupe de tête à l'attaque du single qui grimpe vers les bois et Saint Régis du Coin. Forcément dans la première côte ça double pas mal. La neige est plutôt profonde et on cherche en permanence des meilleurs appuis sur les bas cotés. Je me fais doubler ce qui est plus normal vu que je suis parti trop vite et que les meilleurs sont derrières mais vu le terrain ils sont quand même bien coincés. Dans les descentes je refais mon retard avec quelques belles gamelles. Arrive Saint Regis le Coin, je refais 20cl d'eau dans mini-bidon. A partir de là le peloton s'est allégé de 500 coureurs on est plus à l'aise pour prendre son allure, mais les bons coincés derrière aussi fatalement. Je me fais remonter par une ou deux personnes, je croise Yayoun deux ou trois fois, puis au sommet de la dernière bosse, je décide d'envoyer la gomme. Je double un peu reviens sur Yayoun je déborde à droite et la double en passant dans une congère jusqu'à mi-cuisse. Arrive la route je vois à 100m devant un groupe d'une dizaine, je décide de revenir dessus avant l'arrivée. La route est gelée mais c'est toujours mieux qu'avant. Une nana me passe. J'essaie de mettre tout ce qui reste dans la machine mais tout le monde fait la même chose et le niveau présent a l'air pas mal élevé ce qui est inhabituel pour moi sur ce genre de course. Je repasse la coureuse qui venait de me doubler une autre et c'est l'arrivée. 1H19 pour 11km soit plus de 8km/h sur ce genre de terrain pour moi c'est vraiment une grosse perf. Je finis 56ème sur 200 partants et 180 classés. Pour la première fois de ma carrière dans la première moitié voir dans le premier tiers.
Valérie s'en sort super bien à la 109ème place, elle a souffert d'un mauvais placement sur la ligne et donc des bouchons et d'une grosse crève la semaine d'avant. Bilan très positif en attendant le cross de la Feyssine qui doit clore l'épisode vitesse.
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16 janvier 2009
UTMB : Un coup du sort au tirage !
Terrible coup du sort ! Près de 5000 traileurs un peu fous, un peu fortunés, un peu disponibles s'étaient résignés à mettre leur objectif de la saison dans une balote à partir du 17 décembre. La balote fut introduite dans une gigantesque boule avec des milliers d'autres en attendant le cruel tirage. Pendant 3 semaines l'angoisse montait. Serais-je tiré au sort ? Certains as de la politique avaient même pris le pari que, recalés en 2009, il seraient prioritaires en 2010 puisqu'ils étaient bien décidés à y participer pour fêter la première dizaine du 21ème siècle. Hélas le sort fut beaucoup plus cruel qu'attendu. En effet alors que 2500 dossards étaient disponibles sur le grand parcours seuls (sic) 2450 coureurs ont tenté leur chance au tirage !!!! Tirage qui n'aura donc pas lieu. Chers amis, pour moi comme pour les autres vient donc maintenant l'heure du grattage. Gratter les mètres de dénivelés, gratter quelques réducs sur l'équipement pendant les soldes, gratter quelques heures d'entrainement supplémentaires à nos vies déjà bien remplies, gratter quelques kilos superflus qu'on ne trimbalera pas pendant 166km et 9500m de dénivelé, gratter quelques secondes sur notre prochain 10km plat, gratter un petit km/h sur notre VMA qui ne sera jamais celle de Kilian. Gratter encore, gratter toujours, gratter tous les petites aspérités qui peuvent se transformer en gigantesque montagne et nous barrer le GR fin août.
Si toutefois la frustration de ne pas participer à un jeu de hasard n'est toujours pas passée, faites comme moi tentez votre chance pour gagner un dossard pour le trail Drôme sur http://www.endurance-mag.com en plus c'est à tiroir, une fois gagné le dossard par tirage au sort, une fois la ligne d'arrivée franchie vous serez tiré au sort pour l'ultra trail du Toubkal 100km 6500mD+ avec le billet d'avion et l'hébergement. Ca y est je sens dèjà le démon du jeu vous ronger.
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16 décembre 2008
Autrans Festival, Festi'trail
C'est ce que l'on appelle généralement un week end contrasté.
Nous arrivons en famille le vendredi soir, directement sur le village olympique pour le festival du film de montagne. Nous voyons d'abord un film sur Joé Garcia qui tente les 14 huit milles puis le film de l'UTMB avant lequel j'ai plaisir à discuter avec Mme Poletti. Les filles s'endorment nous ne verrons donc pas le film sur Patrick Berrault, c'est dommage. Nous intégrons une magnifique maison d'hotes coin cheminée tout est bio et fait maison, piscine intérieure sauna, le repos le vrai.
Le lendemain ça se gate, je suis inscrit au festi'trail 18km 500mD+ dans 20 cm à 40 cm de poudreuse. 38 inscrits, des habitués peu de nouilles dans mon genre. Le parcours est tout en faux plat, exactement ce qu'il ne me faut pas. Ca part fort, je m'accroche tantôt en dernière tantôt en avant dernière position. je souffre beaucoup, ne trouve jamais la bonne cadence, la musique qui habituellement me pousse, ici m'insupporte. Je me tords la cheville gauche sur une pierre que dissimulait la neige. Je n'arrive pas vraiement à envoyer du gros en descente, dérape dans les virages, c'est d'ailleurs assez drôle ça prendre des virages en glisse, j'avais essayé en voiture, en kart, en VTT, en bi-cross, en ski, en skate, en surf mais jamais en courant... ça le fait pas mal. Je suis très fatigué, très las... dans une des dernières montées je suis avant dernier, je recolle à une jeune femme devant moi, je suis dans ses roues, elle faiblit un instant je passe et à la bascule, je donne tout dans la descente. Après ça je m'accroche elle décroche sur la dernière et font la route ensemble, j'essaie d'accentuer mon avance, j'en chie grâve. La fin est un calvaire, je m'écroule limite malaise derrière la ligne relevé par mes kikous et Valérie, -10°C pour courir c'est quand même pas chaud, on me bichonne et ça passe, surtout à la Croziflette qui suivra.
C'est là que je perds la SaintéLyon, le truc qu'il ne fallait pas faire...
Après une bonne soirée en festival OFF "les bobines de l'extrème" et une bonne nuit on va tous se mettre au skating le lendemain. Un bon week-end en famille malgré une course foirée... foirée dans les sensations je sors quand ma meilleure vitesse/distance longue (7.62km/h) et un très bon %age par rapport au premier (152%).
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7 décembre 2008
SaintéLyon : OUILLE !!!
La semaine dernière (le récit arrivera plus tard en images) un coup de semonce porté par un corps par trop sollicité m'avait alerté. Une grosse torsion de la cheville gauche vers l'intérieur jusqu'à la douleur aurait dû elle aussi m'alerter. Mais bon j'y serai quand même allé.J'y suis donc allé. La SaintéLyon c'est en décembre, c'est dans la boue, c'est dans la nuit, c'est près de 70km, c'est usant (car trop roulant pour moi), c'est bon, c'est 9000 gars et filles dans une halle de Parc Expo grouillante et excitante comme j'aime. Parc Expo qui accueillait la semaine précédente autant de tête de bétail et donc un petit fumet tout Stéphanois flottait dans l'air. Des bénévoles partout, des services en veux-tu en voilà ? les sacs, les ravitos, les navettes, le repas vachement bon, les soins de kiné, d'osthéo, douches chaudes, un animateur de folie qui fait quand même 20h-12h non stop, la possibilité d'acheter tout ce qu'on a oublié chez les partenaires: Running Conseil, Booster, Nike (faut être con pour oublier ses pompes quand même !), fénioux (c'est pas Bocuse mais ça booste bien) et j'en oublie surement. Bref une orga impec. Je mettrai un tout petit bémol cependant, sur le suivi live imbittable, inopérant et totalement amateur, tu veux voir un bout de truc vidéo paie d'abord 5 euros après on voit éventuellement si on t'aperçoit sur une vidéo. Malgré cette presta de suivi chrono risible par rapport au trail des aiguilles rouges ou de l'UTMB, on voit tout de suite qu'on est sur une grande course rien n'est laissé au hasard, ici tu ne mourras pas seul dans la montagne, éventuellement écrasé par un relayeur pressé voir en prenant une petite séance d'électro-stim dans les clôtures électriques mais tu seras rappatrié impec. D'ailleurs pendant qu'on bullait dans des duvets en attendant le départ on faisait un le point sur les autres grandes courses, UTMB, marathon du mont blanc, Eco trail de Paris on se disait que partout le kilomètre était à un euro : ecotrail 80km 80 euros, marathon du Mont Blanc 42km 50 euros, CCC 98km 95 euros, UTMB 166km 145 euros. Et bien ici non ! le km est à 50 centimes. En gros la SainteLyon c'est 100% de plaisir à 50% du prix, les soldes avant l'heure, le père noël dans le Camel.
Le départ est magique, une foule énorme, ça part en ville pour un petit circuit bitume de 6km à peu près plat avant d'attaquer les côtes. J'avais comme stratégie de course :
- partir au milieu du peloton
- 6km de plat à 10km/h histoire de se chauffer
- La montée jusqu'à Moreau à la cool (km 22)
- Démarrage de la vraie course avec posage de mine dans chaque descente.
- A partir de Beaunant allure 10km 5'30 au kilo.
Malgré un manque total de sensation, une fatigue importante, un rhume, une forte douleur au tendon d'achille à droite, mon sésamoïde nécrosé qui se rappelle à moi à chaque pose du pied droit et une grosse douleur à l'avant pied gauche quasi à chaque foulée, j'étais pas trop mal à Moreau puisque je passe 6 minutes avant mon plan de marche (3h prévu). Je n'avais pas encore commencé à envoyer du gros, j'étais sur le mode promenade plus. J'ai voulu attaquer dans la descente (la spécialité du Bicshow quand même) et là ouille! aie! ouch! hi! ha! ho! grr! à chaque fois que je posais le pied gauche.
Je me suis rappelé que samedi j'avais fait une grosse torsion de la cheville jusqu'à la douleur. (voir plus haut) Et puis plus rien. Sauf que dans les petites descentes avant Moreau elle repartait cette foutue cheville mais pas plus que ça.
Alors, une lente agonie a commencé pour s'achever à Ste Catherine, pendant 2 ou 3 bornes j'ai réussi à tenir mon rang ne laissant passer que les relayeurs. Mais quelques minutes plus tard l'enfer a démarré et un flot de coureurs solo s'est déversé sur le râble du Bicshow. N'en pouvant mais je passe un coup de fil à Michel (l'organisateur) pour lui annoncer la triste nouvelle: j'abandone.
On m'a gentiment accueilli et soigné à Ste Catherine, retour en bus, douche, accueil de Cathy qui fait 2ème, pâtes et retour au lit. Je suis désolé j'aurais beaucoup voulu partager mon St Félicien à l'arrivée avec tous les kikous, mais ni le coeur ni le corps n'y était.
Mon premier abandon, il fallait bien que ça arrive un jour.
J'ai été digne de kikou en arrêtant de courir qu'une fois la porte de Ste Catherine franchie. Marcher dans une descente même blessé il y a quand même des limites à ne pas franchir...
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3 décembre 2008
Rhône Orientation
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