31 mai 2010

Si toi aussi t'as du mollet

S'il s'en trouve un ou deux qui n'aurait pas trop peur de me défier sur une course de côte, rendez-vous le 6 juin à partir de 11h place Saint Jean à Lyon. Le jeu est très simple à l'aide d'un Velo'V (22kg) envoyer du lourd, du gros, du cataclysmique dré dans l'pentu jusqu'en haut.

En effet à l'occasion du 5ème anniversaire de Velo'V le vélo Lyonnais en libre service qui inspira Velib un méga super défi est organisé. Il s'agit de grimper en Velo'V à la pédale de la place St Jean à la Basilique de Fourvière. Des cadeaux à chaque participant.

Il y aura également plein d'autres manifestations. Les infos et inscriptions sont dispo ICI sur le site de SOYONSGONFLES.COM

Mais bon j'me fais pas trop d'illusion, maintenant que j'ai annoncé ma venue ça va se dégonfler à tout va.


10 mai 2010

Le trail des Passe Montagnes : ça passe

Dimanche dernier vers Voglans après le Trail du Nivolet Revard (Voglans est une province du Vietnam du nord qui se caractérise par une grande humidité de la pluie permanente et de la boue partout) je croisais Yann Noury dit Yanskov qui faisait l'homme sandwich pour son trail des Passe Montagnes. Vu que je venais de me faire mettre (hors course, off course) lamentablement, je décidais de transformer ma gentille sortie du dimanche 9 mai en turie organisée et m'inscrivais ni une ni deux directement auprès du champion.

Bien m'en a pris. Le 2 mai matin de la course 91kg, le 9 mai matin de l'autre course, 88,3 kg. Tu constateras ami lecteur que le Bicshow a fait un petit effort alimentaire pour sauver en 5 jours ce qui pouvait l'etre encore ! C'est donc léger que je me pointe à Albigny sur Saône commune bourgeoise et encore endormie de l'ouest Lyonnais.

Plein de connaissances au départ de kikous partout, le coach, Yann n'est pas là mais normal faut ben qu'y en ai qui bossent !!

Au départ je traine un peu devant la ligne avec le coach, Laurence et Cathy, des fans viennent me saluer ou déchirer leurs vêtement c'est selon. Je vais rapidement rejoindre ma place derrière sinon je risque de partir comme un tambour et me ruiner en tentant de suivre les furets de devant.

Je pars donc tranquilou, au passage au sommet du Mont Thou je vois Yann et discute quelques instants avec lui avant d'attaquer sévère dans la descente, je reprends plein de monde. Puis un petit coup de moins bien. Je décide alors d'être rigoureux sur la prise des gels et je contrôle. La conclusion s'impose rapidement : 11mn après la prise ça commence à aller bien, 16mn après la prise je suis sur un tapis volant 30mn après la prise ça décroit pour s'arreter 35mn après la prise. Donc il faut en prendre un toutes les 20mn. Du coup ça va super bien et vers le km15 j'attaque la reconquète.

Dans la descente du Mont Thou je double 9 personnes et met 14mn en 6km aux deux premiers doublés.

Je finis au taquet en double encore un à 100m de la ligne. j'arrive dans la salle sous les applaudissements. ouaih ! ouaih ! merci, je me retourne ah ben non ce n'est pas pour moi c'est le podium !!

J'avais un autre défi dans cette course: pour que je puisse accompagner ma fille voir Dragons en 3D au cinéma de quartier de la Croix-Rousse je devais courir en moins de 3h30 pari gagné 3h29m07s comme quoi avec un objectif facile à comprendre c'est pas compliqué.

4 mai 2010

Grand Jeu : trouve la bonne version

Ci-dessous, trois versions de la même course, à toi de trouver la bonne !

Le vainqueur gagne un séjour dans les Ecrins les 19 et 20 juin à l'occasion du trail des Ecrins.

Choix N°1 : Nivolet Revard, erreur de stratégie

Ce matin, c'est le grand jour, lever à 4h15, repas millimetré, puis c'est la route pour Voglans, hydration optimale. Aujourd'hui la coursette c'est le Nivolet Revard, 49km et 2600mD+. Le temps est pourri tant mieux, je suis un dur à cuire, c'est même pas encore assez dur. les marathoniens vont couiner, les bichettes ! va y avoir de la casse, j'aime le gout du sang.
Arrivée sur place, le bonheur : des trombes d'eau, vous allez pleurer et retourner faire du 10km dans la plaine !!! La stratégie est simple partir tranquille derrière jusqu'à la Croix du Nivolet puis envoyer du lour sur la crête et dans toutes les descentes. Vous avez déjà vu un pistard en descente dans la boue ? j'vais les enrhumer, ça va couiner grâve !!!
C'est donc la stratégie de la pêche au gros, laisser filer la ligne et tac !! on reprend tout pour choper le poisson. Je monte cool derrière, en plus je ne suis pas géné par les bouchons. Tant mieux. Arrivée sous la Croix je range les bâtons dans le sac en deux temps trois mouvements grace au tuning spécial Bicshow du sac Eider. Attaque les echelles et envoie la patate. Ca paie je ratrappe du monde envoie du lourd double, double encore. Ca va pas mal !! et PAF !!!! la barrière horaire qui me tombe sur le coin de la gueule pour trois minutes. Mais c'est pas vrai !! y a erreur de la direction de course ? Qu'est ce qu'ils ont foutu au stand ? z'auraient pu me prévenir ! Comment peut-on entraver une telle chevauchée, la remontée fantastique. Tentative de négo, plus de balisage c'est mort !!! Erreur de stratégie fatale, faut que je travaille la stratégie !

Choix 2 : Le nivolet Revard, j'ai fait le crevard

Nivolet Revard, 49km 2600mD+, un beau morceau, la deuxième manche (pour moi) du championnat de France de trail. J'ai une petit envie d'être classé comme ça pour le fun !! le profil ressemble à une énorme bosse, on monte sur la coix ensuite plateau et descente, c'est pas très compliqué à comprendre. On co-voiture avec Tophenbave et Ratatouille (qui a un très bel avenir sur trail soit dit en passant). Sur place je retrouve tous les copains. Je suis un peu venu pour tester le matos UTMB surtout celui de pluie. Du coupje décide de partir Gore Tex en haut et en bas. On part pour monter dans le village, immédiatement je me rends compte que ça ne va pas, comme si je trainais un sac de 25kg de pommes de terre. C'est comme ça, je me fait une raison et après une pause pipi je suis dernier. Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas de serre-file. Tant pis. Seul je tente de relancer sur les portions plates, impossible, même là je n'arrive pas à courir. Faut dire que sur la balance j'étais lourd très lourd ce matin !!! ça grimpe sévère. J'arrive au ravito avec 25 minutes de retard sur mon prévisionnel. Ok c'est bon je fais un rapide calcul pour m'apercevoir que je ne pourrai pas aller bien loin d'autant qu'il y a une barrière horaire à La Feclaz qu'il reste plus de 1000m de D+ en 2h30. Ca me parait compromis. Comme la Croix pointe fierement son nez là haut je décide de pousser jusqu'à la Feclaz. Au passage du col je croise des coureurs qui envoient bien dans la descente. Un bénévole voyant ma décrépitude me propose de raccourcir (d'une bonne heure quand même) je décline plus par envie de monter sur cette foutue croix que par esprit chevalresque de ne pas tricher puisque je n'ai à ce moment là plus du tout l'impression d'être en course. S'il n'y avait pas eu ce joli passage à la Croix du Nivolet j'aurais volontier accepté pour pouvoir rallier l'arrivée entouré de coureurs, profiter des ravitos et du balisage en demandant à l'orga de ne pas me classer une fois passée la ligne. Mais cette Croix je la veux. Le sentier en balcon descend dans la boue, c'est très glissant je pense à mon genou et y vais mollo. Et puis la santé revient juste avant d'aborder le magnifique passage des echelles, sentier aérien qui flirte avec la via ferrata. Une fois au sommet je me dit que puisque j'ai des jambes je vais tenter la barrière horaire à 13h à la Feclaz. les bâtons bien accrochés sur le sac, je relance dès que je peux et je reprends plaisir à courir en montagne, le mental est bon. Dans la descente je me fait reprendre par le serre-file qui me dit qu'il est parti avec deux heures de retard. je double des coureurs qui ne vont vraiment pas bien. Je vois au loin un coureur plus en forme, j'en fait mon point de mire, je relance même dans les faux plats montant. Mais l'effort sera vain nous ratons la barrière horaire de 3 minutes. c'est dommage les jambes étaient revenues. Je ne regrette rien, la descente finale dans ces conditions aurait pu etre dangereuse pour mon genou. Je retrouve MamanPat dans la voiture balais nous rallions le départ (l'arrivée ?) à 60km/h en rigolant bien. Ratatouille fait troisième femme sur le 22km. Nous avons passé un bon moment, Dawa Sherpa est venu s'installer en face de moi pour déjeuner (une très bonne tartiflette) j'ai quand même fait une belle sortie avec 2000mD+ c'est l'essentiel. Dommage j'ai mal à la cheville va falloir prendre des mesures draconiennes.

Choix 3 : Une gentille randonnée au Nivolet

Ce dimanche le temps était à la fête (à la grenouille) je me décide pour une randonnée tranquille dans le massif des Bauges au départ de Voglans (aéroport de Chambéry). L'objectif étant de faire du dénivelé pour reprendre pied en montagne en ce début de saison qui doit se conclure par la trace des ducs de savoie fin aout. Au moment de partir je croise une foule considérable, ha bon y a une course à pied ? Ben oui tout le monde à un dossard ! on m'en tend un. non non merci ça ira. Bon d'accord, mais c'est bien pour vous faire plaisir. En prime il y a une chemise verte trop petite. Trop petite parce que je 'navais pas vu que c'était Raidlight qui fabricait alors j'ai dit ma vraie taille : L , mais Raidlight s'est fait une spécialité de tailler trop petit, histoire de pas filer des complexes à Benoit Laval qu'est maigre comme un clou. Bon du coup c'est moi qui chope des complexes. Non, non et non je ne veux plus metttre du XL, Benoit, si tu me lis, je tiens à te dire que tu me ....
Pour rester dans le pret à porter printemps-été 2010, je signale à tous ceux (et surtout celles) qui voudraient m'acheter un petit quelque chose pour mon anniversaire des 40 ans le 5 juillet que je taille (dans la case EU sur l'étiquette) M chez Nike et North Face, L chez Décate, Eider, Lafuma, Hugo Boss et Armani, XL chez Raidlight.
Bon après un brief que je n'ai pas écouté ça part à l'heure, tout le monde court, j'essaie un peu, la course à pied c'est pas mon truc alors je marche. Après un petit pipi je suis enfin tout seul pour ma randonnée dominicale. Quel bonheur !!
Les paysages sont sublimes, quand les nuages se poussent on domine le lac du Bourget. Le sentier devient de plus en plus escarpé, l'ail des ours embaume toute la forêt qui s'est parée à cette heure printanière d'un vert pomme du plus bel effet sous la pluie. A Malpassant je croise une course à pied qui descend sur Voglans qu'est ce qu'ils vont vite dans la descente boueuse, fou-youille-youille ! des dingues! Moi je ne ferai pas ça comme sport c'est un truc de malades. Un photographe, bonjour monsieur, une tente, un buffet. Comme c'est gentil, merci. Et hop ça repart direction la Croix du Nivolet. Ca monte vraiment copieux ça glisse un poil mas je passe. Débouché sur un col des secours bonjour, bonjour. Vous etes le dernier ? ben j'en sais rien, y a pas de serre file ? Si. Alors je ne dois pas être dernier mais j'ai pas vu grand monde faut dire. A nouveau un col, la Croix du Nivolet est à portée de crachat, mais non on descend dans la gadoue, je pense à Maud Giraud devant et me dit que skieuse c'est pas mal pour aborder ces descentes. Une gamelle gentille ça passe... Enfin ça se redresse, la santé est bonne, dés bénévolles sympas, un passage genre via-ferrata très beau y a personne cool, "les echelles" ça s'appelle. Remarque ils auraient appelé ça "autoroute du soleil" on n'aurait pas bien compris. Là au moins c'est clair.
Un sentier en crête parsemé de plaques de neige. Je trottine un poil. A nouveau un col puis une descente vers La Feclaz, fin programmée de la randonnée. Une foulée alerte derrière, un gilet jaune, bonjour monsieur, je rattrappe des coureurs en voie avancée vers un décès précoce. Ca va ? c'est le genou ! aie ! Me voilà à la Feclaz. Bonjour, un type me dit y a une barrière horaire la navette va bientôt partir. Très bien de toutes façons je ne comptais pas aller plus loin. belle randonnée 22km 2000mD+ en 5h03 je suis content de moi.

3 mai 2010

Souvenirs du Nivolet Revard

Chers amis avant de vous faire vivre par le menu cette fabuleuse aventure du week-end voici en exclusivité quelques images de la course.

29 avril 2010

Nivolet Revard : ne pas faire le crevard !!


L'objectif du week end est beau c'est mon 3ème ultra. Coursières 2008 62k 2800mD+, CCC 2008 99k 5500mD+ et donc ce week end après 2 ans d'absence sur le long le trail du nivolet Revard où je vais tenter d'aller chercher mon 2ème point au championnat de France de trail.

Un aperçu de la version 2009 :


Le Nivolet Revard part de Voglans entre Aix les bains et Bourget du lac, monte à la Croix du Nivolet, passe à la Feclaz au revard et redescend à Voglans : fastoche 49k 2700mD+. On passe au moment ou il se peut qu'il y ait encore de la neige. Le temps limite c'est 9h je compte mettre 8h donc être un poil mieux que sur le Trail Drôme voir ci-dessous.

La tactique de ce dimanche n'a rien d'exceptionnel elle portera sur la validation du matos UTMB et de l'alimentation pour l'UTMB. sac çà dos Extrem Runner II de Eider modifié légèrement pour accueillir un système d'accrochage/décrochage des bâtons efficace. lentilles de contact pour affronter une éventuelle pluie. speed gel bio, manchon bv sport tout neuf. Vu le nombre de ravito, j'aurais du partir en porte-bidon et sans bâtons mais ça y est je suis en configuration UTMB.

26 avril 2010

Variations printanières sur les Opies, le Mont Thou et les Monts du Lyonnais

Week end intense, samedi j'ai voulu poser une marque sur les Opies, le point culminant des Alpilles. Soit 498m. Le départ se fait du cimetière de Aureille petit village typiquement provençal, on pose la main sur la barrière métallique (alt env 120m) et on déclenche le chrono. Ca commence par 1,5km de très léger faux plat, on quitte le GR pour entrer à droite dans un vallon rocailleux, encore 1,5 km de faux plat mais plus montant. Après 19'30 de course on attaque vraiment la montée, je ne peux plus courir dans les dernières rampes avant le col. A droite, je recours un peu puis c'est une rude montée contournement dans les pierriers et du rocher où il faut parfois poser les mains. J'atteins le sommet après 41'02. j'estime ma vitesse de montée de la deuxième partie à environ 900mD+/h pour une vitesse ascensionnelle moyenne de 512mD+/h en sachant que ça ne grimpe que sur le dernier 1,5km. Le retour se fait au bon trot en 26'30.

Dimanche matin la fabuleuse équipe d'extra proposait la Scott 1000 Bosses. Cette année enfin (pour moi qui aime ni l'ambiance, ni le cadre (jeu de mot) du vélo de route) deux circuits VTT étaient offerts. Je m'inscris sur le 35km mais entre temps Bart et Greg me proposent un entrainement le soir dans les Monts d'Or, je basculerai donc sur le 25km. Le parcours dans les petits chemin des Monts du Lyonnais tracé par Gwendal est vraiment superbe. Le temps se prête merveilleusement aux activités outdoor. Je boucle tranquillement l'affaire en profitant pleinement de cette rando.

Dimanche soir, rendez-vous avec Greg et Bart au pied de Rochecardon aux portes de Lyon pour une petite sortie de 1gh30 (gentille aurait pu ajouter le coach). Ah ben bon sang !!! ça consistait à se taper l'ascension du Mont Thou en courant. J'ai couru 80% de la montée ce qui constitue un record absolu pour moi. J'ai finit totalement rincé en 2h15. L'enfer !!

Bilan 28 bornes et 900mD+ en trail et 25km 700mD+ en VTT, un bon week-end de préparation UTMB.

19 avril 2010

Tragédie à Buis

Comme premier trail d'une longue série (cf prochain post sur ma programmation) avant la TDS j'avais choisi le Trail Drôme de Buis les Baronnies.


Les raisons de ce choix :
1 - géographique, je confiais par la même occasion mes filles à leurs grands parents en rentrant de Puy St Vincent.
2 - distance idéale ni trop long ni trop court 42k
3 - pas trop de dénivelé 1800mD+
4 - championnat de France, je souhaitais en finissant par les Templiers pouvoir me classer avec 4 points (1 par course) comme ça pour le fun.
Ce qui a bien marché dans tout ça, c'est que j'ai confié mes filles à ma mère, pour le reste Aïe !!!

Juste avant la course j'apprends que les Templiers sont pleins je ne serais donc pas classé au TTN, tant pis ! Le dénivelé fait finalement 2415mD+, tant mieux, faut ce qui faut. La distance 40k ça c'est aussi tant mieux.

Je retrouve sur place Bart et Greg qui me confient leur secret de prépa : le rosé. Nous décidons de partir ensemble en fond de ligne avec Sam, mais point de Sam au moment du départ. Une petite boucle dans BUIS, dès que plus trop de bouchons encombrent la route, Greg et Bart mettent les Watts. Oh !!! les cocos on avait dit doucement les vingts premiers kil. Bart me lance un : " c'est là sur le plat qu'il faut gratter du temps" ben voyons !! je m'accroche dans les premières rampes et décide de les lâcher (euh.... l'inverse en fait). Puis Sam déboule, cool me dit-il on va faire les premiers kilomètres ensemble. Oui mais là ça monte et on court je ne vais pas tenir longtemps. Et hop je le lâche (toujours l'inverse en fait).

Le début est sur la route c'est chiant mais ça étire le peloton. Dans les singles ça bouchonne un peu, y a un paquet de monde qui a peur en descente ça coince, ça me gonfle. Dès que ça s'élargit j'envoie du gros. puis a nouveau la route à plat. Je viens de doubler un pacson de monde en faisant le mariole dans la descente c'est pas pour me faire passer maintenant et j'accélère sur un bon 11km - 11,5km/h. Une bosse puis fin de la première bosse, un panneau 10km. Rapide calcul waouh je viens de boucler à 8km/h sur un profil montant, avec des bouchons. Je mets le cerveau en route (souvent il est éteint en course) 5 * 8 = 40, avec la décrue vitesse 5h15 / 5h30 sont envisageable, allez on va être prudent 6h. Et je tambourine.

Je m'accroche dans la grosse montée (800mD+), pas compliqué, je m'accroche à une nana qui vient de me doubler qui a des muscles fessiers (c'est comme ça qu'on dit en course à pied) magnifiques, un collant quasi transparent qui emplit son office puisqu'il ne cache rien des détails de la dentelle du string. Allez j'entends déjà les sarcasmes, le coach l'a dit "faut fixer son mental sur du positif" c'est ce que je fait ! L'Ipod tombe en panne, bullshit !! bon du coup en suivant la miss je suis au dessus de mon rythme mais ça gère. Séparation du 21km, aïe, je me retrouve tout seul, ils ont tous basculé, cool, le mental plonge un poil.

Là chers amis je suis obligé de breaker pour vous demander un effort de mémoire sur mes précédentes stratégies de course : doucement au début puis au milieu j'accélère je reprends les morts, le moral va croissant, la vitesse aussi, c'est la fête au village.

C'est bien ce que j'avais envisagé, sauf que après un ravito sympa où ma fille me recharge en boisson à poudre blanche et me passe un nouvel Ipod (c'est pas de l'assistance de pro ça ?) qui est en panne aussi ! Je grimpe sur une crête, au km 23/24 de la course et c'est là que j'appuie très fort sur le champignon : RIEN !!! plus RIEN !!! finit plus d'essence !!

Je prends du gel beaucoup, un peu plus, trop ! point de côté ! je m'accroche dans la descente reprend un couple deux gars en peine et un type sympa avec des bâtons qui me prenait en montée et moi en descente.

kilomètre 30 ça commence à aller très mal je n'avance plus, je ne suis plus habitué à la chaleur et ma tête tourne. traversée des Gorges puis on attaque la dernière bosse encore 10 grosses bornes, on est à 4h30 de course je vais taper le 6h30 et ça ira bien comme ça. Et rePSCHITTT, encore moins que plus rien. c'est dire !

Je m'assoie à côté d'un mourant sur le point d'abandonner, je repars vers le ravito me rassoie (ce que je ne fais jamais en course). A suivre il y a la montée par le col de Mirlande avant de basculer sur Buis. Rien ne va plus je vois s'approcher inexorablement le serre file et les 4 derniers, deux me passent le serre file en VTT se porte à ma hauteur et m'explique qu'il attendra en haut. cool je suis derrière le serre-file, le métier de serre file se perd ma bonne dame ! pire, y a plus de saison, deux jours avant je faisais mon footing sous la neige, là il fait 50°C (j'exagère un peu) je crève de chaud.

Arrive le col, le décès est proche on me propose une descente en voiture , "Tu veux ma main sur ton nez !!" je repars en courant passage de la crête, superbe. Le début de la descente est trop raide je n'arrive pas à courir dedans. Puis ça se redresse j'essaie de courir, point de côté comme tout à l'heure, énorme douleur à la poitrine, comme tout à l'heure les poumons sont dans un étau. En fait c'était une crise d'asthme mais je n'ai même plus la lucidité pour m'en rendre compte et attraper ma ventoline.

Puis viennent des fourmillements dans les mains et sur le visage, s'en est trop je m'effondre dans un talus, met la casquette sur les yeux pour me protéger du soleil et sombre dans un mi-sommeil.

Des voix, un crissement de disque de frein, les derniers !!! non je ne finirai pas dernier ! Je me relève et pars en trottinant. Le téléphone sonne, Valérie vient aux nouvelles, je n'arrive pas à parler, je pleure. Elle me dit qu'elle vient à ma rencontre.

un kilomètre plus loin je sors du sentier pour la route, un gars de l'orga m'indique la présence de Valérie. Je la rejoins, repleure, repars en crise d'asthme cette fois-ci je pense à la Ventoline. Les serres file filent pour nous laisser "savourer" la fin tranquille. Ca va gentiment mieux, je me retourne, ne veux pas faire dernier. Elle m'engueule : "tu t'en fous de finir dernier marche si ça ne va pas". Je suis une mûle et remets la gomme, elle a du mal à s'accrocher car elle a couru le petit parcours et les jambes sont raides. On entre en ville je couine, je marche 50m repars en courant, je ne me retourne plus, des bénévoles viennent à notre rencontre pour m'accompagner sur la ligne, virage à gauche, dernière descente j'accélère, et franchis la ligne main dans la main avec Valérie. Ouf ! j'ai vécu l'enfer !!!! 20 secondes plus tard les deux derniers franchissent la ligne, ils ont du tenter de revenir sans succès. On se félicite mutuellement.

Et là je croise deux glaces à l'italienne, vanille framboise, fais une fixation, j'en veux une. Je l'ai eue, artisanale, délicieuse j'en bave encore.

Bravo à l'orga presque impeccable (1700mD+ annoncés pour 2415 réel c'est un peu rude mais tant pis). Merci de m'avoir attendu, c'est pas comme à Lyon où j'ai encore jamais vu l'arche gonflée ;-)

A bientôt pour le Nivolet Revard dans deux semaines à la conquête du deuxième point TTN, 49km 2600mD+ je vais mettre 8H en sachant que c'est le délai max et que ces andouilles, rien qu'à m'embêter, ont placé pas moins de 3 barrières horaire + celle de l'arrivée. autant que sur la CCC, je vais avoir chaud aux fesses, dans le meilleur des cas ça va claquer sur le corsaire.